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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 08:26

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS !

Évocation de la légende de Robert Roy MacGregor, dit Rob Roy, chef d'un clan de deux cents villageois au début du XVIIIe siècle, dans les Highlands, et qui tint tête à une aristocratie félonne et corrompue...

En 1995 sortirent deux films quelque peu similaires dans leur sujet et dans leur genre: << Braveheart >>, réalisé par Mel Gibson, et Rob Roy, du cinéaste Michael Caton-Jones. Effectivement, bien que ces deux films présentent plusieurs différences majeures (notamment pour l'époque où l'histoire est située, BRAVEHEART se déroulant à la fin du XIIIe siècle alors que Rob Roy se passe au début du XVIIIe siècle), force est de reconnaître qu'il existe cependant d'importantes ressemblances dans les grandes trames des récits, et aussi dans les ambiances que dégagent ces deux œuvres, qui semblent se compléter l'une et l'autre. Mais si BRAVEHEART (que je ne suis d'ailleurs même pas certaine - honte à moi ! - d'avoir déjà vu en entier... j'ai dû voir des extraits, tout au plus...) jouit d'une notoriété inaltérable et est considéré comme un classique par la majorité des spectateurs, en revanche, Rob Roy, lui, est un film qui apparaît comme assez méconnu (ou oublié, du moins) et en outre injustement sous-estimé. Alors que ce long-métrage, sans être un chef-d'œuvre absolu, constitue un divertissement de qualité, qui mérite d'être redécouvert et apprécié à sa juste valeur.

De la même manière que BRAVEHEART, qui tirait sa source de la vie d'un personnage historique, Rob Roy s'inspire lui aussi d'un personnage ayant réellement existé, Robert Roy MacGregor, surnommé le Robin des Bois écossais; et dont l'histoire a également inspiré un roman de Sir Walter Scott (à qui l'on doit un autre classique de la littérature, << Ivanhoé >>, aussi porté sur le grand écran à plusieurs reprises, et notamment dans un célèbre film datant de 1952, avec Robert Taylor et Elizabeth Taylor dans les rôles principaux). Mais revenons plutôt à notre sujet de départ, si vous le voulez bien (!). Bien que l'intrigue de Rob Roy soit assez ordinaire, globalement parlant, la réalisation enlevée de Michael Caton-Jones emporte malgré tout facilement l'adhésion, ménageant habilement le suspense et l'intérêt jusqu'à la superbe image finale, aussi inattendue qu'émouvante. Les acteurs (Liam Neeson, Jessica Lange, Tim Roth et John Hurt, pour ne citer que les principaux) sont tous excellents et très convaincants dans leurs rôles respectifs. Si l'on ajoute à tout cela la majesté sans égale des décors naturels et la musique envoûtante du compositeur Carter Burwell, aux notes forcément (!) et délicieusement celtiques (n'oublions pas que ce récit se déroule en Écosse... qui dit Écosse dit musique celtique... logique, non ?...); alors oui, pas de doute, le plaisir est plus que jamais au rendez-vous et l'on passe vraiment un très agréable moment de détente devant ce magnifique film d'aventures historiques, qui, malgré quelques légères longueurs de-ci de-là, reste prenant de bout en bout.

Bref, peut-être pas un chef-d'œuvre mais sûrement pas non plus un navet (contrairement à ce que j'ai pu lire dans certaines critiques...), Rob Roy s'avère être un divertissement emballant et remarquablement joué et orchestré; à voir ne serait-ce que pour la splendeur exceptionnelle de ses paysages écossais, face auxquels, avouons-le, il est bien difficile de rester de marbre. À noter d'ailleurs que Rob Roy a récemment bénéficié d'une toute nouvelle réédition, en Blu-Ray... une occasion idéale, pour ceux qui possèdent un lecteur adapté, de (re)découvrir ce joli film.

K.H.



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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 08:25

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS !

Pour Manny, Sid et Diego, la vie est beaucoup plus douce depuis que les glaces fondent et que la température remonte. Mais sous l'effet du réchauffement, un immense barrage de glace qui retient l'océan est sur le point de se rompre et menace d'engloutir leur petit coin de paradis. Leur seule chance de survie se trouve à l'autre bout de la vallée... Voilà nos trois héros, accompagnés d'Ellie - une charmante femelle mammouth - et de ses << frères >> Crash et Eddie, deux insupportables opossums, lancés dans un périlleux voyage...

Nous avions fait leur connaissance en 2002, lors d'un premier << Âge de glace >> hilarant et inventif, alors réalisé par Chris Wedge et Carlos Saldanha, qui s'était rapidement imposé comme un classique du cinéma d'animation. Succès oblige, nous les avons retrouvés en 2006 dans cet Âge de glace 2, que Carlos Saldanha a cette fois-ci réalisé en solo. Depuis, ils ont rempilé pour un << Âge de glace 3 >>, situé au temps des dinosaures, et sorti en salles au cours de l'été 2009 (et que je n'ai, pour ma part, pas eu l'occasion de voir, je précise !). En revanche, par un drôle de hasard, j'ai découvert il y a tout juste un mois cet Âge de glace 2... qui sera justement diffusé sur TF1 dans les jours qui viennent !... Curieux, non ?...

Mais au fait, de qui parle-je (oups, ça se dit ??...) lorsque je dis Nous avions fait leur connaissance ?... Pardi, du mammouth Manny, du paresseux Sid et du tigre à dents de sabre Diego... en plus clair, je parle des héros de cette croustillante saga !... Que nous retrouvons avec un immense plaisir dans ce second opus de leurs tribulations préhistorico-humoristico-glaciaires. Parmi les nouveaux venus de cette aventure, il y a - entre autres - la douce Ellie, une attachante femelle mammouth dont le charme ne laisse pas le solitaire Manny de glace (jeu de mots facile, je sais !...), mais qui, hélas pour lui, se prend pour un opossum... la faute à Crash et Eddie, les frères adoptifs d'Ellie... qui sont de vrais opossums, eux !... Bref, des nouveaux venus hauts en couleur et forts en caractère, qui renvoient délicieusement la balle à ces personnages déjà bien trempés que sont Manny, Sid et Diego. Il ne faut pas oublier de mentionner l'auguste de service, l'écureuil Scrat, toujours aussi obstiné à poursuivre son gland et qui continue à déclencher, bien malgré lui (!), une série de catastrophes pour la plus grande jubilation du spectateur (j'avoue, cette petite bestiole me fait fondre de rire... je ne dois pas être la seule dans ce cas, non ?...). Pour ce qui est du scénario, on ne s'attardera pas trop dessus, car il sert surtout de support aux gags et à l'animation, absolument virtuose (signalons tout de même que l'histoire, même si elle est toujours axée sur le registre comique et un brin parodique, a le mérite d'aborder un grave problème d'actualité, qui est le réchauffement climatique et ses lourdes conséquences). Le doublage français (Gérard Lanvin, Elie Semoun, Vincent Cassel, Christophe Dechavanne...) fait à nouveau merveille et la musique se révèle à la fois trépidante et touchante, à l'image de cette odyssée rocambolesque qui célèbre avec drôlerie le sens de l'amitié et de la famille.

Malgré quelques légères longueurs de-ci de-là, cet Âge de glace 2 se suit avec un réel bonheur et constitue un excellent divertissement, barré et joyeusement loufoque, à savourer de préférence en famille ou entre amis. À noter aussi la renversante séquence finale, irrésistible de bout en bout, et qui justifie le coup d'œil à elle toute seule !...

K.H.



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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 22:51

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS !

Été 1963. Frédérique Houseman (dite << Bébé >>), 17 ans, fait la connaissance d'un groupe de danseurs formé par les animateurs du village de vacances où elle séjourne. L'ambiance est électrique, les couples se contorsionnent sur les rythmes syncopés du célèbre << Dirty Dancing >>. Au milieu de tous ces danseurs, dont le talent n'est plus à prouver, il y a aussi le sulfureux Johnny Castle, un beau professeur, dont Bébé devient bientôt la partenaire suite à un concours de circonstances...

Le 14 septembre dernier, dans l'indifférence quasi générale, l'acteur américain Patrick Swayze (célèbre pour ses rôles dans << Ghost >> et << La cité de la joie >>, notamment) décédait à l'âge de 57 ans, des suites d'un cancer du pancréas contre lequel il aura lutté avec force et courage jusqu'au dernier souffle. Outrée mais surtout très déçue par l'attitude des chaînes françaises, qui n'ont même pas évoqué sa mort dans leurs journaux télévisés, j'ai donc décidé de rendre aujourd'hui un petit hommage à ce formidable comédien disparu trop tôt, en revenant - en quelques lignes - sur le film culte qui lança sa carrière au cinéma... je veux évidemment parler de l'incontournable Dirty Dancing. Un hommage certes assez tardif, mais néanmoins profondément sincère.

Il est parfois des films qui n'ont à priori rien d'extraordinaire mais que l'immense succès (bien souvent surprise) rencontré au moment de leur sortie en salles propulse immédiatement au rang de mythe pour toute une génération de spectateurs. C'est justement le cas de Dirty Dancing, sorti en 1987. Signé Emile Ardolino (à qui l'on doit aussi le premier << Sister Act >>), ce long-métrage - disons-le franchement - ne présente rien dans son propos ou dans sa réalisation qui soit exceptionnel ou novateur pour le 7e Art. Mais la réussite de Dirty Dancing est ailleurs, dans une histoire qui nous dit (avec une justesse assez rare pour être signalée) de toujours aller au bout de nos rêves, et dans une mise en scène qui fait la part belle à la danse et à la musique. À ce titre, il faut préciser que les numéros chorégraphiques sont absolument prestigieux et tous plus époustouflants les uns que les autres, et la bande originale - à la fois douce et rythmée - déchire tout sur son passage. Et comme dans tout film qui se respecte, la comédie musicale cède peu à peu place à la comédie tout court, ainsi qu'à la comédie sentimentale, l'humour et le romantisme étant également savamment dosés. Sans être particulièrement transcendante, l'intrigue offre une belle occasion au regretté Patrick Swayze de nous montrer ses talents d'acteur, de danseur et même de chanteur, puisqu'il va jusqu'à pousser la chansonnette sur une mélodie de sa composition. Il est en outre escorté par une bien jolie compagne, la délicieuse Jennifer Grey, qui n'a malheureusement pas eu la carrière qu'elle aurait mérité.

Beaucoup moins lisse que ce que pouvait au départ laisser entrevoir sa trame, Dirty Dancing constitue un divertissement familial sympathique et attachant, que l'on revoit toujours avec beaucoup de plaisir, mais aussi avec une petite pointe de nostalgie. Nul doute que là où il se trouve désormais, Patrick Swayze fait danser les anges, à défaut de leur faire jouer de la harpe...

K.H.



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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 11:09

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS !

En pleine Seconde Guerre Mondiale, et alors qu'un complot visant Adolf Hitler se prépare dans le plus grand secret, un officier allemand et un inspecteur de police français recherchent un général nazi suspecté d'avoir assassiné des prostituées...

Réunir thriller policier et guerre dans un seul et même film, voilà un mélange peu banal que le spectateur n'a pas souvent vu au cinéma. À vrai dire, La Nuit des Généraux (The Night of the Generals), réalisé par Anatole Litvak en 1967, est peut-être l'unique long-métrage qui mêle ces deux genres radicalement différents. Et force est de reconnaître que cette association inattendue aurait méritée d'être à nouveau réitérée par la suite, car La Nuit des Généraux, en plus d'être un excellent film de guerre; se révèle aussi être un captivant polar, original et particulièrement sombre.

S'entourant d'un casting de premier choix (Peter O'Toole, Omar Sharif, Tom Courtenay, Donald Pleasence ou encore un certain Philippe Noiret), Anatole Litvak met son expérience de cinéaste au service d'une intrigue forte, riche en suspense et rebondissements. Une intrigue menée de main de maître, qui nous entraîne également dans un épisode oublié de l'Histoire et de la Seconde Guerre Mondiale: le fameux complot << Walkyrie >>, organisé par des nazis (!) et qui avait pour but de tuer Adolf Hitler. Un complot qui se soldera par un cuisant échec et verra ses dirigeants sévèrement punis par les fidèles du Führer. Malgré un démarrage assez lent, le scénario prend peu à peu son envol et la tension monte crescendo, aidée en cela par la musique oppressante de Maurice Jarre. Et en parlant de Maurice Jarre justement, j'apprends à l'instant que cet immense compositeur, auteur de BO inoubliables (<< Lawrence d'Arabie >>, << Jésus de Nazareth >>, << Le cercle des poètes disparus >>...), est décédé en mars dernier... les médias n'ont visiblement pas jugé utile de rendre hommage à ce talentueux artiste, à qui l'on doit pourtant quelques-unes des plus belles mélodies du 7e Art... tout bonnement honteux.

Bref, La Nuit des Généraux constitue une aventure rocambolesque et prenante, orchestrée avec savoir-faire et servie par une interprétation extra. Mention spéciale au charismatique Peter O'Toole, formidable acteur qui s'est vu prisonnier de son rôle culte de << Lawrence d'Arabie >> et n'a pas eu la carrière à la hauteur de son véritable potentiel. Au fond, c'est sans doute ça la plus grande injustice du cinéma: coller une étiquette à un comédien et le réduire à un seul rôle sans lui laisser le temps de prouver ses multiples facettes.

K.H.



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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 19:26

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS !

Entre rires et larmes, joie et désespoir, l'histoire des membres de la fanfare d'une petite ville minière de l'Angleterre, Grimley, dont le chef - Danny Ormonedroyd, homme ne vivant que pour la musique - rêve depuis toujours de participer aux finales du championnat national des fanfares, qui doivent se dérouler au Royal Albert Hall. Les virtuoses de la fanfare de Grimley auront-ils la chance de pouvoir jouer à Londres ? Et quand bien même vivraient-ils une journée de gloire passagère, quelle médaille la Direction des charbonnages britanniques leur réservera-t-elle à leur retour ?...

Il y a des films dont on parle peu et qui mériteraient pourtant toute notre attention, tant ils ont su créer la surprise au moment de leur sortie en salles. C'est le cas des Virtuoses (Brassed off, en version originale), sorti en 1997. Ce long-métrage de Mark Herman fait partie de ces chefs-d'œuvre discrets et sous-estimés du 7e Art, qu'il faut absolument (re)découvrir si ce n'est pas encore fait.

À partir d'un scénario puissant, Mark Herman nous a livré une chaleureuse et émouvante chronique ouvrière, dans laquelle le drame humain et la critique sociale n'excluent pas le pittoresque, l'humour et le romantisme. La mise en scène, sobre et généreuse, ne s'embarrasse pas d'effets inutiles, laissant les images et la musique parler d'elles-mêmes. Et concernant la musique justement, je ne dirais que ceci: c'est une musique qui, dès les premières notes, fait se dresser les poils des bras et vous donne de grands frissons dans le dos, des frissons qui font partie de ceux que l'on n'oublie pas de sitôt. Quant aux acteurs, ils mériteraient tous d'être cités, car ils dégagent tous à l'écran une vérité criante et infiniment poignante. En premier lieu, on saluera les remarquables performances de Pete Postlethwaite, Ewan McGregor, Tara Fitzgerald et Stephen Tompkinson.

Quand la beauté et la virtuosité atteignent un tel sommet, ça se passe de mots. On se tait, on ferme les yeux et on ouvre tout grand ses oreilles... le concert des Virtuoses va bientôt démarrer... allez l'écouter sans plus tarder !

 

K.H.



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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 16:51

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS !

Pour faire son chemin dans le monde corrompu du XVIIIe siècle anglais, un brave garçon - pauvre, tendre et loyal - devient une redoutable crapule. Amant puis époux d'une jeune femme fort riche et non moins titrée, il conquiert la gloire, l'amour et l'argent. Mais pour lui, plus dure sera la chute...

Il y a déjà un certain temps maintenant que je voulais mettre ce film à l'honneur sur mon blog, mais honnêtement, je dois reconnaître que l'inspiration n'était pas au rendez-vous. Ou plutôt, je dirais que mon inspiration n'était pas assez puissante. Effectivement, Barry Lyndon, réalisé par Stanley Kubrick en 1975, est un long-métrage tellement unique et tellement imposant que les mots - aussi nombreux soient-ils - m'ont semblé trop faibles pour exprimer tout ce que l'on ressent à la vision de ce chef-d'œuvre, adapté d'un roman de William Makepeace Thackeray. Aussi, je préfère donc me contenter de quelques lignes pour donner mon opinion. Après tout, tout (ou presque !) a déjà été dit sur ce classique incontournable du 7ème Art.

Bien que Barry Lyndon ne soit pas vraiment le genre de film que je préfère, et bien que j'y ai vu quelques longueurs de-ci de-là (ce qui me paraît normal pour un film qui frôle les trois heures); le propos - d'une richesse et d'une intelligence inouïes - est abordé avec un tel sens du spectacle et de la dramaturgie que l'on ne peut y rester insensible. Et lorsqu'on y ajoute des acteurs au diapason (dans le rôle titre, Ryan O'Neal - tout juste sorti du phénoménal succès de << Love Story >> - est prodigieux, pour ne citer que lui) et une majestueuse musique empruntée aux plus célèbres compositeurs classiques, ainsi que la magnificence exceptionnelle de la lumière, des décors et des costumes; on obtient alors un opéra cinématographique éblouissant, une tragédie symphonique majeure, dont la noblesse et la somptuosité de la mise en scène restent - aujourd'hui encore - inégalées.

Bref, quand l'excellence se mêle à l'élégance, cela donne Barry Lyndon; monument parmi les monuments, mené de main de maître par Stanley Kubrick et soutenu par une interprétation des plus convaincantes. Du bel ouvrage, qui n'a absolument rien à envier aux œuvres de Shakespeare.

K.H.

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 19:19

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS !

Chicago, 1936. Pour venger la mort d'un de leurs amis, qui a été assassiné par les hommes de main d'un certain Doyle Lonnegan, célèbre caïd new-yorkais; les arnaqueurs Henry Gondorff et Johnny Hooker décident de monter une escroquerie de grande envergure destinée à mettre Lonnegan sur la paille. Pour cela, Hooker fait croire au gangster qu'il peut obtenir les résultats des courses avant qu'ils ne soient officiellement connus...

Prenez un réalisateur talentueux nommé George Roy Hill. Puis, choisissez un scénariste de génie tel que David S. Ward. Ensuite, invitez trois acteurs qui ont une gueule et une prestance hors du commun, comme par exemple Paul Newman (le maître), Robert Redford (le disciple) et Robert Shaw (le pigeon). A tout cela, ajoutez une pincée d'humour, un zeste de romantisme et une petite dose de suspense; ainsi qu'une musique légère et facile à retenir. Pour finir, il ne vous reste plus qu'à mixer l'ensemble.

Vous obtiendrez alors L'Arnaque (1973), véritable chef-d'œuvre de la comédie policière américaine, dans lequel l'audace a rendez-vous avec la classe. Du grand art, très justement récompensé par 7 Oscars.

K.H.

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