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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 15:11

Et encore une de passée !... L'année 2010 s'est refermée il y a un peu plus d'une semaine, laissant derrière elle un flot de souvenirs aussi nombreux que variés. Catastrophes naturelles (le séisme d'Haïti, la tempête Xynthia, l'éruption du volcan - impossible de retenir son nom !... - islandais...), moments de joie et d'émotion (le sauvetage des mineurs chiliens...), cuisants échecs et déceptions (le fiasco des Bleus en Afrique du Sud...), ou encore intempéries météorologiques (la neige qui, dès le mois de novembre, a paralysé la France ainsi qu'une grande partie de l'Europe...); sont autant d'événements différents dans leurs genres mais qui auront, inévitablement, et chacun à leur manière, laissé une empreinte indélébile dans l'année 2010.

Aussi, le moment est maintenant venu de faire travailler sa mémoire et ses méninges afin de dresser le traditionnel et incontournable bilan annuel du 7e Art. Coups de cœur, coups de poing, coups de gueule, bonnes surprises et déceptions: place au florilège de tout ce que le cinéma aura pu offrir de meilleur (ou de pire !...) tout au long de ces douze mois. Place donc au top, à mon top ciné 2010. Un top qui, cette année, fait la part belle au cinéma d'animation; ayant effectivement vu quatre - un record !... - dessins animés, et pas des moindres, comme vous pourrez le constater dans les lignes qui vont suivre.

Si vous souhaitez réagir, libre bien sûr à vous de vous exprimer à travers les commentaires. Je serai encore une fois très heureuse, et très curieuse (!), de savoir quels ont été vos coups de cœur et coups de gueule cinématographiques de l'année écoulée. N'hésitez donc pas à faire part de vos opinions, les débats sont d'ores et déjà ouverts, et n'attendent que vous !

AND LET'S GO !... :-D

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TOP CINÉ:

Par ordre de préférence, mon classement des films découverts en salles en 2010.

1) TOY STORY 3 de LEE UNKRICH

Parce qu'après un premier opus innovant qui fit date dans l'histoire du cinéma en devenant le premier dessin animé entièrement et exclusivement réalisé en images de synthèse, et après un second volet encore plus délirant et créatif; Pixar remet le couvert et fait, une fois encore, des miracles, réussissant - pour la troisième fois consécutive, ce qui est assez rare pour être souligné - à atteindre ce niveau de qualité exceptionnel qui avait déjà fait le succès des deux premiers Toy Story, et même à le surpasser, en relevant brillamment le (lourd !) défi de faire encore mieux et encore plus fort; avec ce troisième et ultime (?) épisode, plus palpitant, plus rythmé, plus sombre aussi. Parce que comme ses prédécesseurs, Toy Story 3 est un film haut en couleurs, surprises et autres rebondissements; même si, au final, l'émotion et la nostalgie l'emportent doucement sur l'humour et la parodie (les gags et clins d'œil sont encore nombreux, cela dit, et ce pour notre plus grand plaisir). Parce que si l'animation est comme de coutume éblouissante, c'est à nouveau le scénario qui - encore une fois ici - prime sur tout le reste, alliant intelligence du propos, richesse de la réflexion qui s'ensuit et fantaisie des personnages. Parce que le début - magique - illustre avec poésie et tendresse ce qui peut se passer dans la tête et dans l'imagination d'un enfant lorsqu'il s'amuse avec ses jouets, tandis que le dénouement - à la fois déchirant et lumineux - résonne comme un adieu renversant au monde de l'enfance et de ses rêves. Parce que la saga Toy Story gagne ici en épaisseur, en maturité, en sagesse et en intensité; à mesure qu'elle s'achève de la plus admirable et de la plus bouleversante des manières, sous la forme d'une apothéose extraordinaire et inoubliable. Parce que je suis allée voir ce film par simple et pure curiosité, sans spécialement en attendre quelque chose, et je me suis finalement pris une vraie claque; en même temps que j'ai découvert là ce qui restera assurément comme mon gros coup de cœur ciné de 2010. Parce qu'à travers l'histoire attachante et attendrissante de ces jouets qui veulent vieillir ensemble, Pixar signe son meilleur film depuis Ratatouille. Et nous offre THE chef-d'œuvre de l'année 2010. Un chef-d'œuvre dont la valeur universelle et intemporelle, et, par dessus tout, la puissance émotionnelle rarissime (surtout pour un dessin animé, je tiens encore à le souligner) perdureront encore longtemps dans les mémoires de tous ceux qui ont gardé leur âme et leurs yeux d'enfants... ou sont simplement restés de grands enfants. Oui, nul doute que cette universalité, cette intemporalité et cette sensibilité à fleur de peau qui émanent de Toy Story 3 traverseront les âges et perdureront longtemps dans les esprits et dans les cœurs. Vers l'infini... et bien au-delà.

Pour plus de détails, lire ma chronique > ICI

2) FANTASTIC MR. FOX de WES ANDERSON

Parce qu'à l'heure où la grande majorité des films d'animation sont réalisés en images de synthèse, Fantastic Mr. Fox a l'audace et surtout le culot de renouer avec les dessins animés dits à l'ancienne, utilisant savamment un mode d'animation traditionnel qui - loin d'être un défaut ou une faiblesse - constitue au contraire un atout intelligent, qui en outre, confère à ce film singulier un charme délicieusement rétro et désuet, hors du temps et de la mode. Parce que l'histoire narre avec tendresse et fantaisie la difficulté de grandir et d'assumer ses responsabilités, tout en dressant le portrait attachant d'un fils maladroit et peu sportif en admiration devant un père rusé et athlétique. Parce que si il se destine d'abord aux enfants, Fantastic Mr. Fox s'adresse aussi bien aux adultes de par sa grande liberté et justesse de ton (un ton souvent proche de la dérision, et qui n'hésite pas, d'ailleurs, à multiplier les clins d'œil et les références, principalement cinématographiques), et de par la manière dont il invite à réfléchir sur le fragile lien qui existe entre la nature, l'animal et l'homme, prônant sans lourdeur un subtil message écologique, plus que jamais d'actualité. Parce que le protagoniste principal - craquant ! - est irrésistible, et l'on se délecte à suivre ses aventures aussi mouvementées que farfelues. Parce que si le héros - justement - est fantastique (!), ce film l'est tout autant, bénéficiant d'un rythme mené tambour battant, rendant le récit flûtement plus passionnant, trépidant et hilarant !...

Pour plus de détails, lire ma chronique > ICI

3) ALICE AU PAYS DES MERVEILLES de TIM BURTON

Parce que Tim Burton revisite avec modernité le mythe d'Alice, lui donnant ici une nouvelle dimension, plus spectaculaire, très épique et très gothique; teintée de noirceur, d'héroïsme et de violence. Parce que les décors - grandioses et impressionnants - nous plongent dans un univers irréel et pas aussi rose qu'il n'y paraît, tour à tour fascinant ou oppressant, peuplé de personnages et créatures pittoresques, mi-lucides mi-cinglés. Parce que l'histoire dresse un amusant et audacieux parallèle entre le monde réel et le monde imaginaire, tout en s'interrogeant sur la frontière qui sépare (ou qui réunit ?...) réalité et rêve. Parce que l'histoire dépeint également la difficulté de grandir, d'assumer ses responsabilités, et, surtout, de garder les pieds sur terre. Parce que dans le rôle du Chapelier Fou, Johnny Depp s'en donne une nouvelle fois à cœur joie dans l'art de la métamorphose physique, et forme avec la jeune Mia Wasikowska (alias Alice) un couple attachant, joliment ambigu et mélancolique. Parce que là aussi, je suis allée voir ce film par simple et pure curiosité, sans rien en attendre, et j'ai finalement été agréablement étonnée par cette relecture - pour le moins atypique - d'un conte légendaire et universel. Une relecture qui peut certes dépayser, dérouter, irriter le spectateur selon ses goûts (moi, j'ai plutôt aimé, même si l'ensemble n'était pas parfait); mais qui, en tout cas, laisse difficilement indifférent. Pour moi, certainement la bonne surprise de l'année 2010.

Pour plus de détails, lire ma chronique > ICI

4) LE ROYAUME DE GA'HOOLE LA LÉGENDE DES GARDIENS de ZACK SNYDER

Parce que le scénario fait preuve d'une noirceur surprenante et inattendue pour un dessin animé, mais qui a par ailleurs le don de faire souffler un vent de nouveauté, d'audace et de singularité sur le cinéma d'animation actuel; tout en apportant à ce film ambitieux un zeste délicat et bienvenu d'héroïc fantasy. Parce que toutes les différentes espèces de chouettes et de hiboux sont magnifiquement représentées, avec un sens inouï du détail et du réalisme. Parce que si l'intrigue est parfois confuse et souffre en outre d'un certain classicisme, l'animation, elle, crève l'écran et nous cloue à notre siège; nous offrant de superbes séquences de ballets et de combats aériens, plus vrais que nature. Parce que les nombreux ralentis accentuent la profondeur des décors et renforcent cette sensation vertigineuse d'envergure donnée par les vols d'oiseaux, permettant aussi d'admirer le travail titanesque effectué sur l'animation, et de contempler ainsi les dessins dans leurs moindres détails. Parce que la scène sous la pluie est juste miraculeuse, d'une beauté à couper le souffle et à hérisser les poils des bras. Parce que si la fin est trop rapidement expédiée, elle semble aussi appeler à une suite, et nous donne du coup envie d'en voir davantage. Parce que, tout simplement, Le Royaume de Ga'Hoole est un chouette (!) film. Hou-hou !...

Pour plus de détails, lire ma chronique > ICI

5) ARTHUR 3 LA GUERRE DES DEUX MONDES de LUC BESSON

Parce que même sans avoir vu les deux premiers films (en fait, pas totalement vu le premier et pas vu du tout le second), j'ai entre-temps lu les livres et ce avec un plaisir qui m'a immédiatement fait retomber en enfance; et c'est donc par simple et pure curiosité - là encore - que je suis allée voir, sur grand écran, ce chapitre final; que j'ai également découvert avec plaisir. Parce que si l'histoire en elle-même n'a rien de franchement extraordinaire ou novateur, elle a néanmoins l'art - comme je le disais avant - de nous faire immédiatement retomber en enfance, à grands coups d'univers merveilleux et de personnages fantastiques, directement sortis de contes de fées. Parce que l'animation est somptueuse et riche, fourmillant de détails et mêlant habilement dessins et prises de vues réelles. Parce que qui dit Minimoys dit surtout Maxi-effets et Maxi-divertissement !...

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6) TWILIGHT - CHAPITRE 3: HÉSITATION de DAVID SLADE

Parce qu'après avoir découvert, par hasard et dans la foulée, les deux premiers chapitres, je ne pouvais - logiquement (!) - pas manquer ce troisième épisode; plus rythmé que le second mais qui n'atteint cependant pas le charme naïf que possédait le premier (qui, dans mon souvenir, reste à ce jour le meilleur). Parce que si l'histoire a encore tendance à traîner en longueur (ce qui est volontaire, il faut aussi le rappeler... même si là, pour le coup, il faut avouer qu'on commence un peu à tourner en rond, aussi faudrait-il penser à donner un petit coup de fouet pour la suite... car non, ce n'est pas encore fini !!!......), elle a toutefois le mérite de soulever - comme ses prédécesseurs - des questions pertinentes sur l'amour et les sacrifices que l'on peut faire par amour; tout en continuant à nous en apprendre davantage sur le passé des différents personnages. Parce que les effets spéciaux sont plus crédibles que dans les deux premiers films, sans pour autant être transcendants. Parce que si le couple Kristen Stewart/Robert Pattinson est toujours aussi charmant mais un peu terne dans son jeu, c'est surtout Taylor Lautner - en loup-garou torturé et pris au piège de l'amour (!) - qui retient ici l'attention et apporte un soupçon de tension et d'émotion (si, si !...) à une intrigue par ailleurs sans réelle surprise.

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7) L'ÂGE DE RAISON de YANN SAMUELL

Parce que l'histoire - là encore - s'interroge sur le rêve et la réalité, mais aussi sur l'enfance et l'âge adulte, en posant une question essentielle: que deviennent nos rêves d'enfant. Parce que la mise en scène, malgré un style volontairement décalé et parfois confus, regorge de vraies bonnes idées; qui n'ont - certes - pas suffisamment été exploitées mais sont pourtant bien présentes. Parce que si Sophie Marceau en fait un peu trop, c'est avec un plaisir évident que l'on retrouve le trop rare Michel Duchaussoy, dans un rôle empreint de générosité et de sensibilité.

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8) ROBIN DES BOIS de RIDLEY SCOTT

Seulement huitième et dernière place pour le Robin des Bois à la sauce Scottienne. Surprenant, me direz-vous ?... Oui et non, vous répondrai-je !... Tout simplement parce que ce qui aura certainement été ma plus grande attente cinématographique de 2010 se sera finalement révélé être ma plus grande déception de l'année. La faute à un scénario brouillon, confus et totalement tiré par les cheveux, qui se perd dans les fils d'une intrigue alambiquée et de plus en plus compliquée à suivre au fil des minutes; finissant du coup par perdre le spectateur en cours de route. Alors certes, l'idée de départ (qui, je le rappelle, consistait à raconter l'histoire de Robin des Bois avant qu'il ne devienne... Robin des Bois) était particulièrement astucieuse et ne pouvait que séduire. Certes, Ridley Scott connaît parfaitement son métier et sait mettre en valeur son art et son sens du cinéma à grand spectacle, au travers de grandes scènes de combats, épiques, violentes et brutales; dont il a le secret. Certes, Ridley Scott est un passionné du Moyen Âge, et cela se ressent sans peine dans les diverses reconstitutions médiévales, aussi imposantes que somptueuses. Et certes, Russell Crowe - plus ténébreux et plus viril que jamais - se montre tout à fait à l'aise dans le rôle du célèbre brigand de Sherwood, et est entouré de seconds rôles assez convaincants dans l'ensemble. Mais ça ne suffit pas à sauver le scénario (et, du coup, le film...) du naufrage. Dommage. Vraiment dommage.

Pour plus de détails, lire ma chronique > ICI

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JE LES AI LOUPÉS, À MON GRAND REGRET:

Quelques films que j'aurai aimé voir ou que je serai peut-être allée voir par curiosité lors de leur sortie en salles, mais que j'ai malheureusement manqués, faute de chance, de temps... et, pour certains d'entre eux, de projection.

Parmi eux:

Invictus de Clint Eastwood

Nine de Rob Marshall

Remember Me de Allen Coulter

Bébés de Thomas Balmès

Inception de Christopher Nolan

L'Arbre de Julie Bertuccelli

Oncle Boonmee de Apichatpong Weerasethakul

L'apprenti Père Noël de Luc Vinciguerra

......

Entre autres...

       

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TOP 5 DVD/TV:

Parce que le cinéma ne se découvre pas seulement en salles mais aussi grâce à la magie du DVD et de la télévision, voici donc un petit top - par ordre de préférence, évidemment ! - de cinq films (sélectionnés - non sans difficulté, vous vous en doutez ! - parmi tous ceux vus à la télé et en DVD, et qui ont été chroniqués sur ce blog tout au long de l'année 2010) que j'ai pu découvrir sur le petit écran au cours de ces douze mois.

1) LE FILS DU DÉSERT de JOHN FORD (1948)

Parce qu'à travers l'histoire attendrissante de ces trois bandits qui se prennent - malgré eux - d'affection pour un nouveau-né que le destin a placé sur leur chemin, John Ford revisite audacieusement le mythe des Rois Mages en le transposant à l'époque du Far West, signant ici un western atypique et rare, aux allures de conte de Noël. Parce qu'outre ses nombreuses références bibliques et son caractère très religieux (!), Le Fils du Désert se révèle être par dessus tout un hymne vibrant au pardon, à la rédemption et à la foi; doublé d'une réflexion émouvante sur les notions d'amitié, d'amour, de sacrifice et de justice. Parce que les décors et les couleurs, absolument superbes, font du Fils du Désert un très beau livre d'images, naïf et désuet, et dont on déplie les pages avec plaisir et nostalgie. Parce que dans le rôle principal, John Wayne (dont je ne suis pourtant guère fan !) m'a bouleversée de par l'intensité extrême de son jeu, et de par la dimension infiniment humaine (et humaniste, finalement) qu'il réussit à donner à son personnage de hors-la-loi sans foi ni loi; et aussi parce que le fait de le voir avec un bébé sur les bras possède quelque chose à la fois d'inattendu, de drôle et de particulièrement jouissif (avouons-le !...). Parce que ce film nous démontre qu'il faut toujours croire aux miracles... car ils ne se produisent que pour ceux qui y croient. Et parce que comme le dit très justement le proverbe: "Nous parlons des miracles. Le miracle, c'est la foi...".

Pour plus de détails, lire ma chronique > ICI

2) LA VIE PASSIONNÉE DE VINCENT VAN GOGH de VINCENTE MINNELLI (1956)

Parce qu'au-delà de son caractère biographique (par ailleurs très fidèle à la vie du véritable Van Gogh), La vie passionnée de Vincent Van Gogh est aussi et surtout une réflexion métaphysique sur la peinture et la création artistique, qui, tout en retraçant le destin tourmenté et hors du commun d'un artiste génial, passionné et passionnant; brosse un portrait pertinent de la peinture et de l'art en général. Parce que la grande réussite de La vie passionnée de Vincent Van Gogh est qu'il ne s'adresse pas seulement aux amoureux de peinture et autres experts de toiles de maître, mais à tous, grâce à une mise en scène subtile et remarquable qui s'interroge avec brio sur le sens caché de la peinture, en cherchant à comprendre pourquoi Van Gogh éprouvait-il ce besoin vital de peindre et que cherchait-il, surtout, à exprimer à travers ses pinceaux. Parce que les couleurs, chatoyantes et lumineuses, parviennent à restituer toute la magnificence visuelle des différentes œuvres évoquées dans ce long-métrage, qui, d'ailleurs, semble lui-même avoir été construit comme un tableau. Parce que Kirk Douglas, impérial, se fond dans la peau de Van Gogh avec autant de justesse que d'intensité; livrant une interprétation inoubliable d'un homme à la personnalité complexe et torturée, pour qui la peinture semblait être une évasion en même temps qu'une obsession; face à un Anthony Quinn désabusé sous les traits de Gauguin.

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3) MAX ET LES FERRAILLEURS de CLAUDE SAUTET (1971)

Parce que Max et les ferrailleurs est tout à la fois un film policier, une chronique sociale et un drame psychologico-criminel, teinté de noirceur et d'amertume. Parce que le récit propose une vision acerbe et sans complaisance d'une certaine idée de la loi et de la justice, qui montre de quelle manière un homme peut aller jusqu'au crime par obsession de la loi et de la justice... le summum de l'ironie. Parce que Max et les ferrailleurs dépeint sobrement la relation amoureuse (?) trouble et complexe entre un flic manipulateur et cynique, et une prostituée frustrée par la vie, qui cache sa frustration derrière sa beauté et son sourire. Parce que la tragédie implacable qui va frapper les différents protagonistes de cette intrigue rondement menée et de cette machination soigneusement calculée se ressent dès le début, faisant peu à peu grimper la tension à mesure que l'histoire avance. Parce que dans les rôles principaux, Michel Piccoli et Romy Schneider - tous deux superbes de retenue - se renvoient admirablement la réplique, entourés par des seconds rôles de premier choix.

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4) AZUR ET ASMAR de MICHEL OCELOT (2006)

Parce qu'après Kirikou et la sorcière et Kirikou et les bêtes sauvages, Michel Ocelot poursuit talentueusement son bonhomme de chemin et s'impose petit à petit comme une valeur sûre du cinéma d'animation français, continuant ici de s'interroger sur la différence avec ce resplendissant et très oriental Azur et Asmar, ou l'histoire de deux enfants qui s'aimaient comme des frères, que le destin va brutalement séparer avant de réunir à nouveau, pour une quête dangereuse et merveilleuse au pays des Mille et Une Nuits. Parce qu'il n'est pas uniquement question de différence dans Azur et Asmar, mais aussi et surtout de fraternité, d'amitié, de respect, de partage, d'écoute, de tolérance, de paix, et, par dessus tout, d'amour; entre les gens et entre les peuples. Parce que si l'intrigue peut au premier abord paraître très classique, Michel Ocelot lui donne au contraire une dimension inattendue et singulière, riche de rebondissements passionnants et de trouvailles inventives; qui évite aussi - et avec quel brio ! - le piège de l'émotion facile, grâce à un final stupéfiant et renversant. Parce que l'animation - féerique - fait preuve d'un réalisme sidérant, et d'une originalité dépaysante. Parce que le doublage est plutôt croustillant dans l'ensemble, mention spéciale à Patrick Timsit, hilarant. Et parce que "petit enfant deviendra grand, il franchira les océans...".

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5) PETER PAN de P.J. HOGAN (2003)

Parce que jamais encore avant ce film, l'histoire - universelle et intemporelle - de Peter Pan n'avait été racontée avec autant de magie, de poésie, d'humour, de romantisme, de sensibilité, d'audace, et, surtout, de fidélité par rapport au récit initial. Parce que le réalisateur P.J. Hogan signe là un fantastique film d'aventures, résolument moderne, ambitieux et adorablement naïf; qui conjugue habilement grand spectacle, innocence et invitation au rêve, sans pour autant perdre de vue la complexité, la mélancolie et la cruauté douce-amère véhiculées par le conte éponyme; et de ce fait, se destine aussi bien aux adultes qu'aux enfants. Parce que derrière cette histoire mythique se cache une réflexion plus profonde et plus ambiguë qu'il n'y paraît sur l'enfance, le rêve, la difficulté de grandir et l'âge adulte. Parce que face à un Jason Isaacs furieusement machiavélique sous les traits du perfide capitaine Crochet, le jeunot Jeremy Sumpter se glisse avec assurance, enthousiasme et charme dans le rôle de Peter Pan; conférant à ce personnage de légende une nouvelle jeunesse et une aura inégalée. Parce que les couleurs et les décors, d'une beauté envoûtante, nous transportent dans un autre monde, dans un Pays Imaginaire plus enchanteur que jamais. Parce que les effets spéciaux, grandioses, se mettent - pour une fois - pleinement au service du scénario, ce qui est malheureusement bien trop rare dans les productions récentes. Parce que ce Peter Pan-là est tout à fait le genre de film qui, au final, nous laisse repartir avec les yeux plein d'étoiles et nous donne envie de crier, haut et fort, à la face du monde: "Je veux que les fées existent !". Oui, moi aussi, j'y crois, j'y crois !...

Pour plus de détails, lire ma chronique > ICI

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ILS NOUS ONT QUITTÉS...

Cette rétrospective est aussi l'occasion de rendre un ultime hommage à tous ces illustres artistes disparus au cours de cette année 2010. R.I.P. et merci à eux qui ont su apporter un peu de rêve et de paillettes dans notre quotidien.

 Éric Rohmer (21 mars 1920 - 11 janvier 2010)

 Jean Simmons (31 janvier 1929 - 22 janvier 2010)

 Georges Wilson (16 octobre 1921 - 3 février 2010)

 Dennis Hopper (17 mai 1936 - 29 mai 2010)

 Laurent Terzieff (27 juin 1935 - 2 juillet 2010)

 Bernard Giraudeau (18 juin 1947 - 17 juillet 2010)

 Bruno Cremer (6 octobre 1929 - 7 août 2010)

 Alain Corneau (7 août 1943 - 29 août 2010)

 Claude Chabrol (24 juin 1930 - 12 septembre 2010)

 Arthur Penn (27 septembre 1922 - 28 septembre 2010)

 Tony Curtis (3 juin 1925 - 29 septembre 2010)

 Julien Guiomar (3 mai 1928 - 22 novembre 2010)

 Irvin Kershner (29 août 1923 - 27 novembre 2010)

 Blake Edwards (26 juillet 1922 - 15 décembre 2010)

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Et aussi...

Maxime Leroux (26 mars 1951 - 21 janvier 2010)

Roger Pierre (30 août 1923 - 23 janvier 2010)

Pierre Vaneck (15 avril 1931 - 31 janvier 2010)

Peter Graves (18 mars 1926 - 14 mars 2010)

John Forsythe (29 janvier 1918 - 1 avril 2010)

Gary Coleman (8 février 1968 - 28 mai 2010)

Ginette Garcin (4 janvier 1928 - 10 juin 2010)

Pierre Maguelon (3 septembre 1933 - 10 juillet 2010)

Suso Cecchi d'Amico (21 juillet 1914 - 31 juillet 2010)

Colette Renard (1 novembre 1924 - 6 octobre 2010)

Leslie Nielsen (11 février 1926 - 28 novembre 2010)

Bernard-Pierre Donnadieu (2 juillet 1949 - 27 décembre 2010)

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MES ATTENTES POUR 2011...

Comme sans doute beaucoup de monde, LE film que j'attends le plus en 2011 est sans conteste possible le Tintin de Steven Spielberg, inspiré de l'album LE SECRET DE LA LICORNE, et qui ne devrait pas débarquer sur les écrans français avant le 26 octobre prochain. Tonnerre de Brest, voici une attente qui s'annonce encore longue, très longue !...

Ensuite, ayant littéralement été conquise par le fabuleux TOY STORY 3 (lire ci-dessus), qui m'a - entre guillemets - réconciliée avec Pixar après les deux petites (et je dis bien petites... parce que, malgré tout, ça reste quand même du haut de gamme, même si j'ai été moins convaincue) déceptions que furent pour moi WALL.E et Là-haut, je suis très impatiente et très curieuse de voir la cuvée 2011, Cars 2, prévue pour cet été (même si, là aussi, le premier volet ne m'a pas emballée plus que ça; mais m'a néanmoins laissé, je l'avoue, le souvenir d'un film agréable et original).

Dans un tout autre registre, et ayant déjà vu les trois premiers opus (lire ci-dessus), je pense aussi que j'irai certainement (et logiquement !...) voir la première partie du quatrième et dernier chapitre de la saga fantastico-romantique TWILIGHT, annoncée pour le mois de novembre.

Avant cela, je serai très curieuse (bien qu'assez sceptique... mais comme on dit, il ne faut jamais juger avant d'avoir vu, donc attendons !...) de voir ce que peut donner La Fille du Puisatier revisitée par Daniel Auteuil, et dont la sortie est prévue pour le 27 avril.

Mais pour l'heure, si j'ai raté INVICTUS (lire ci-dessus), j'ai en revanche très envie de découvrir le nouveau Clint Eastwood, Au-delà, en salles à partir du 19 janvier.

Tout simplement, j'espère que 2011 - cinématographiquement parlant - sera encore riche en surprises, frissons, découvertes, émotions, expériences, et, surtout, rêves.

BONNE ANNÉE 2011 À TOUTES ET À TOUS ! ;-)

  



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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 16:35

Santé, bonheur, paix et réussite: voilà les vœux que je formule en ces premières semaines de l'année 2010 (pas très original, mais c'est pareil tous les ans, vous me direz...). Bye bye 2009, adieu à une décennie qui fut particulièrement marquante, l'heure est maintenant venue de faire travailler ses méninges et sa mémoire afin de dresser le traditionnel (et incontournable) bilan annuel. Que retiendrons-nous, que retiendrez-vous de 2009, d'un point de vue global ?... L'élection de Barack Obama, la grippe A de l'arnaque et du fric, la révélation de Susan Boyle, la folle course d'Usain Bolt, la main de Thierry Henry ou encore les problèmes de santé de notre Johnny Hallyday national...

Tant d'événements en une année qu'il est impossible de tous les retenir et les citer. Gardons donc simplement en mémoire le meilleur (ou le pire !) de ce que le 7e Art a pu nous offrir au cours de ces douze mois. Place donc au top, à mon top ciné 2009.

Si vous souhaitez réagir en exposant votre propre top, libre à vous de vous exprimer par l'entremise des commentaires. Même si je n'ai vu que 7 films durant cette année 2009 (et oui, le cinéma, c'est bien mais c'est trop cher... voilà pourquoi je préfère me ruer sur les DVD ou le petit écran, lorsqu'il propose des programmes intéressants...), je serais vraiment curieuse et ravie de découvrir vos coups de cœur, vos coups de gueule, vos bonnes surprises et vos déceptions de l'année. N'hésitez donc pas à faire connaître votre opinion, les débats sont ouverts !

AND NOW, LADIES AND GENTLEMEN, THIS IS MY TOP 2009 ! :-D

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TOP CINÉ:

Par ordre de préférence, mon classement des films découverts en salles en 2009.

1) GRAN TORINO de CLINT EASTWOOD

Parce que dans le rôle d'un vieux con hargneux, raciste et solitaire à jamais marqué par les atrocités qu'il a dû commettre pendant la guerre de Corée et qui va (malgré lui) apprendre les sens des mots amitié, foi, famille, tolérance et rédemption; Clint Eastwood excelle et tire sa révérence d'acteur en beauté. Parce que c'est amusant, et en même temps très touchant, de voir Eastwood parodier - avec une autodérision des plus croustillantes - sa propre légende, en rendant hommage, d'une certaine manière, à quelques uns des personnages emblématiques qui ont jadis fait sa gloire. Parce que derrière la trame de fond - assez classique, il est vrai - se cache une vraie réflexion sur la délinquance juvénile et la loi des armes, réflexion qui atteint son paroxysme dans l'inattendu et déchirant final, admirable plaidoyer contre la violence. Parce que c'est le deuxième film DE Clint Eastwood que je vois en salles après << L'Échange >>, mais c'est surtout le premier film AVEC Clint Eastwood que je vois sur grand écran. Forcément, ça ne s'oublie pas de sitôt, surtout lorsqu'on a en plus l'ultime privilège de le découvrir en VO, chose plutôt rare dans le cinoche de mon quartier. Grand film, grand moment, grand réalisateur: un chef-d'œuvre, c'est bien le mot.

Pour plus de détails, lire ma chronique > ICI

2) L'ÉTRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON de DAVID FINCHER

Parce que l'intrigue est absolument passionnante (un homme qui vit sa vie à l'envers, quoi de plus captivant ?...) et offre un regard original sur l'existence, l'amour, la mort, le temps qui passe trop vite sans qu'on puisse jamais le rattraper totalement. Parce que la mise en scène de Fincher est romanesque à souhait (réussissant, par exemple, à rendre extraordinaire une chose apparemment tout à fait anodine) et rend un bel hommage au cinéma hollywoodien des années 50, âge d'or des fresques à grand spectacle dont L'étrange histoire de Benjamin Button s'impose sans conteste possible comme une digne héritière. Parce que dans le rôle principal, Brad Pitt (dont je ne connais rien à la filmographie, il va falloir que je me rattrape !) m'a tout simplement bluffée, et le couple qu'il forme à l'écran avec la délicate Cate Blanchett est de ceux qui font vibrer les cœurs. Parce que malgré quelques légères longueurs, j'ai tout de même pleuré à deux reprises (à la fin, notamment), chose qui m'arrive pourtant assez rarement au cinéma. Et parce que 13 nominations aux Oscars, ce n'est pas rien, même si il n'en a remporté que 3 !...

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3) TWILIGHT - CHAPITRE 1: FASCINATION de CATHERINE HARDWICKE

Parce que c'est par hasard et par curiosité que je suis allée voir ce film, après avoir lu un résumé du scénario dans une revue (résumé qui, je dois le reconnaître, m'a emballée); et contre toute attente, j'en suis ressortie captivée et conquise, avide de connaître la suite de cette histoire d'amour impossible fantastico-gothique entre une lycéenne maladroite (Kristen Stewart, lumineuse) et un ténébreux vampire (Robert Pattinson, charmant). Parce que l'intrigue, contrairement à ce qu'on pourrait croire, est particulièrement complexe, soulevant des questions aussi pertinentes que troublantes. Parce que ce film modernise avec humour et tact le mythe des vampires. Pour moi, la bonne surprise de l'année 2009.

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4) TWILIGHT - CHAPITRE 2: TENTATION de CHRIS WEITZ

Parce qu'après un premier opus plutôt réussi, l'impatience de découvrir la suite des amours impossibles d'une lycéenne et d'un vampire était immense. Parce que l'intrigue s'étoffe davantage et pose de nouvelles interrogations, toujours aussi passionnantes et difficiles à résoudre. Parce que les effets spéciaux prennent plus d'importance et s'avèrent spectaculaires (les scènes avec les loups-garous). Et parce que même si la mise en scène perd un peu en rythme ce qu'elle gagne en profondeur scénaristique, la tension qui entoure les protagonistes est plus que palpable, et la complémentarité et la sensualité du couple Kristen Stewart/Robert Pattinson (sans oublier le non moins séduisant Taylor Lautner, véritable révélation de ce film) compensent les quelques faiblesses de la réalisation, par ailleurs assez efficace malgré beaucoup de longueurs.

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5) UN HOMME ET SON CHIEN de FRANCIS HUSTER

Parce que j'aime l'esprit de contradiction et surtout parce que j'aime défendre - envers et contre tous ! - les films que la critique prend visiblement un malin plaisir à descendre pour des raisons qui me paraissent souvent assez injustifiées. Parce que l'histoire de ce vieil homme usé par la vie est des plus bouleversantes et m'a, personnellement, émue aux larmes. Parce que Jean-Paul Belmondo, dont c'était là le grand retour au cinéma, est toujours un immense acteur, quoiqu'on puisse en dire (le simple fait qu'il ait accepté de tourner ce film à condition de pouvoir se montrer tel qu'il est dans la vraie vie - c'est à dire avec son handicap et sa vieillesse - prouve qu'il est bel et bien un grand artiste, qui ne triche pas avec son public). Parce que même si la réalisation est un peu maladroite et tire parfois trop vers le larmoyant (c'est vrai, je l'admets), la démarche de Francis Huster (qui est, rappelons-le, de rendre hommage à ce monstre sacré que représente Bébél dans l'histoire du cinéma français) est profondément sincère, et cette sincérité transparaît naturellement à l'écran. Et parce que de même que pour Clint Eastwood dans Gran Torino (voir ci-dessus), c'était la première fois (et peut-être bien la seule...) que je découvrais sur grand écran un film avec Belmondo.

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6) LÀ-HAUT de PETE DOCTER & BOB PETERSON

Parce que chaque nouvelle production Pixar constitue toujours un événement majeur attendu avec une effervescence particulière. Parce que les maîtres du studio à la lampe montrent une nouvelle fois qu'ils n'ont pas peur de casser les règles habituelles du cinéma d'animation, en choisissant par exemple de prendre un vieux grand-père de 78 ans, solitaire et ronchon, pour héros; ce qui n'est pas si fréquent dans les dessins animés ! Parce que l'animation est, comme toujours, virtuose (même si je n'ai pas eu la chance de le voir en 3D) et l'histoire fait preuve d'une savoureuse loufoquerie (même si je l'ai trouvée beaucoup moins aboutie que dans les précédents films de Pixar... on sent bien qu'il faut que ça dure 1h30 !...). Parce que le début, sorte de flash-back en accéléré, est infiniment émouvant (pour tout vous dire, j'en ai pleuré !) et reste à mes yeux la plus belle partie de ce film, par ailleurs pas toujours aussi surprenant qu'on aurait pu l'espérer.

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7) CINÉMAN de YANN MOIX

À propos de Cinéman, je serais claire et brève: ce film aura été ma déception de l'année 2009. Pourtant, cette œuvre avait tout pour plaire: un scénario astucieux, d'excellentes trouvailles visuelles (qui, à mon avis, n'ont pas été suffisamment exploitées) et l'occasion unique de rendre un hommage original et décalé au 7e Art. Hélas, après un début prometteur, la mise en scène s'enfonce dans la caricature vulgaire et les gags pas drôles. Avec en outre une fin totalement bâclée. Seul point positif: l'amour sincère que le réalisateur porte envers le 7e Art se ressent tout de même, malgré tous ces défauts. Dommage, pour une fois qu'une comédie française partait avec une bonne idée de départ... et encore plus dommage vis-à-vis de Franck Dubosc, dont je ne suis habituellement pas fan, mais qui là, pour une fois, ne s'en sortait pas trop mal...

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JE LES AI LOUPÉS, À MON GRAND REGRET:

Quelques films que j'aurais aimé voir ou que je serais peut-être allée voir par curiosité lors de leur sortie en salles, mais que j'ai malheureusement manqués, faute de chance et de temps. Parmi eux:

<< Slumdog Millionaire >> de Danny Boyle

<< LOL - Laughing Out Loud >> de Lisa Azuelos

<< Le Concert >> de Radu Mihaileanu

<< L'homme de chevet >> de Alain Monne

<< Le drôle de Noël de Scrooge >> de Robert Zemeckis

<< Arthur et la vengeance de Maltazard >> de Luc Besson

<< Loup >> de Nicolas Vanier

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Entre autres...

      

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TOP 5 DVD/TV:

Parce que le cinéma ne se découvre pas seulement en salles mais aussi grâce à la magie du DVD et de la télévision, voici donc un petit top - par ordre de préférence, évidemment ! - de cinq films (sélectionnés - non sans difficulté, vous vous en doutez ! - parmi tous ceux vus à la télé et en DVD) que j'ai pu découvrir cette année sur le petit écran.

1) INTO THE WILD de SEAN PENN (2007)

Parce que le scénario (qui s'inspire d'une histoire vraie) est particulièrement prenant et aborde avec grandeur et sobriété des thèmes qui, je pense, peuvent parler au cœur de tout le monde (la quête de soi et des autres, la recherche absolue de liberté et de vérité, et surtout, ce besoin vital de pouvoir vivre en totale harmonie avec la nature; sont des thèmes forts qui, à moins d'être parfaitement insensible, ne peuvent laisser indifférent...). Parce que le scénario, justement, nous offre l'occasion d'embrasser du regard des paysages de toute beauté, au caractère littéralement époustouflant. Parce que Sean Penn ne se contente pas seulement de filmer la splendeur quasi irréelle de la nature, il la dépeint aussi, avec une rare puissance dramatique, dans toute sa cruauté et sa dangerosité. Parce que dans le rôle titre, le jeune Emile Hirsch (entouré d'une pléiade d'excellents seconds rôles) se révèle éblouissant de justesse et de maturité. Parce que ce film m'a secouée et remuée les tripes (c'est le cas de le dire !...) comme aucun autre film ne l'avait jamais fait auparavant (ou de façon beaucoup moins intense, en tout cas !...), allant même jusqu'à me titiller dans mon sommeil (n'empêche, c'est vrai !...). Parce qu'il m'aurait presque fallu un drap (et le pire, c'est que c'est vrai !...) pour essuyer toutes les larmes que j'ai versé en le découvrant (et je n'ose même pas imaginer ce que ça aurait pu être si je l'avais vu au cinéma !...). Assurément mon grand coup de cœur DVD de l'année 2009. Coup de cœur et coup de poing, un coup de poing au cœur. Putain, quel film !...

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2) L'HISTOIRE SANS FIN de WOLFGANG PETERSEN (1984)

Parce que le scénario, là encore, vous captive immédiatement, dès les premières secondes, et ne vous lâche plus avant le surprenant et somptueux dénouement, véritable instant de grâce et de poésie. Parce que l'intrigue nous invite à vivre une fabuleuse et étonnante épopée à travers le monde de l'enfance et du rêve, mais dans laquelle la féerie du récit n'exclue pas pour autant l'invitation à la réflexion, passionnante de bout en bout, irrésistiblement prenante parce que tellement véridique. Parce que la mise en scène de Wolfgang Petersen est majestueuse, réussissant à mettre en images ce que l'on voit dans notre imaginaire lorsqu'on lit le roman du même titre; et est sublimée en cela par des effets spéciaux réjouissants, des décors grandioses et une bande son envoûtante. Parce que les enfants acteurs se révèlent incroyablement naturels dans leur jeu (ce qui est plutôt rare), et sont infiniment attachants. Parce que ce film a accompli un véritable exploit en me donnant tout à coup l'envie folle de lire le roman original dont il s'inspire (en partie). Et croyez-moi, pour me donner envie de lire un roman (qui, d'emblée, s'annonce assez important, sur le plan de la longueur), il faut ce qu'on peut communément appeler un miracle !... Ce film a réussi à accomplir ce miracle, et à l'heure où j'écris ces lignes, je peux vous dire - non sans un brin de fierté... car pour moi qui n'ait jamais aimé lire de romans (sauf une ou deux exceptions...), cela représente un événement de taille ! - que je suis littéralement plongée dans le bouquin, et ceci depuis déjà plusieurs jours. Mais croisez tout de même les doigts pour moi, pour que j'arrive (même si je pense pouvoir y arriver... du moins, je l'espère... c'est bien parti pour, en tout cas !...) à le lire en entier... Sur ce, je ne veux pas m'attarder davantage et retourne de suite à ma lecture !...

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3) VICTOR VICTORIA de BLAKE EDWARDS (1982)

Parce que si le récit peut au premier abord paraître totalement tiré par les cheveux et même un tantinet scabreux, il n'en est heureusement rien, et s'avère finalement être un magnifique hymne à la tolérance; qui pose également un regard acerbe et empreint d'humour sur la condition féminine et les rapports hommes/femmes. Parce que ça démarre d'une manière plutôt sombre, sur un ton assez proche de la tragi-comédie (voir la scène poignante où l'héroïne marche désespérément, sans but, dans les rues enneigées de Paris, le corps grelottant de froid et de faim), et ça s'achève sur une véritable bulle de champagne, sur une note pleine de fraîcheur et d'optimisme. Parce que Blake Edwards a réussi avec virtuosité à conjuguer les gags visuels (pour la plupart très burlesques) et l'humour verbal, sans jamais tomber dans la caricature facile ou la vulgarité. Parce que les chansons sont sublimes et les chorégraphies, prodigieuses (n'oublions pas que nous sommes face à une comédie musicale, l'une des plus belles - mais aussi, hélas, l'une des plus méconnues - produites par Hollywood). Parce que Julie Andrews, échappée de l'inoubliable << Mary Poppins >>, endosse là l'un de ses meilleurs rôles et est en outre secondée par deux partenaires de chic et de choc, James Garner et Robert Preston. Parce que c'est un film qui fait franchement du bien et constitue un remède idéal contre la morosité du quotidien. Parce que... je suis à court d'arguments, alors voyez-le vite si ce n'est déjà fait !...

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4) VOYAGE AU BOUT DE L'ENFER de MICHAEL CIMINO (1978)

Parce que pour moi qui ne suis habituellement pas fan des films de guerre, j'ai découvert là un pur chef-d'œuvre, une véritable perle, un trésor du cinéma américain et, plus généralement, du cinéma mondial. Parce que bien plus qu'un film DE guerre, Voyage au bout de l'enfer est un drame SUR la guerre, qui a la particularité de montrer à quoi la vie d'une bande de potes inséparables comme les cinq doigts de la main pouvait ressembler avant, pendant et après la Guerre du Viêtnam; que ce soit lorsqu'ils font joyeusement la fête à l'occasion du mariage de l'un d'eux, que ce soit lorsqu'ils sont prisonniers au fin fond de la jungle viêtnamienne, que ce soit lorsqu'ils reviennent chez eux à la fin du conflit, meurtris dans leurs corps et mutilés dans leurs âmes. Parce que la mise en scène de Cimino, volontairement lente, prend le temps d'installer l'histoire et les différents protagonistes afin que l'on puisse s'attacher et s'identifier à eux; et ne s'embarrasse pas d'effets inutiles, préférant miser sur une sobriété qui se révèle finalement beaucoup plus bouleversante qu'un quelconque discours. Parce que les acteurs (Robert de Niro, Christopher Walken, Meryl Streep...) sont tous très investis dans leurs rôles et se montrent également très complices les uns avec les autres, ce qui ne fait que renforcer encore davantage cette émotion délicate qui inonde déjà tout le film.

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5) LES SENTIERS DE LA GLOIRE de STANLEY KUBRICK (1957)

Parce que le scénario, qui s'inspire d'un épisode incroyable et cependant authentique de la Première Guerre Mondiale (et oui, encore un film de guerre... mais quel film !...), est absolument révoltant et dénonce de manière tout à fait implacable la vanité des hommes, leur bêtise illimitée (à tel point qu'elle en devient foutrement ridicule...) et surtout, leur folie meurtrière. Parce que ce récit s'attache à nous montrer que, contrairement à ce qu'on pourrait croire, le pire ennemi de l'homme n'est pas seulement la guerre, mais l'homme lui-même... l'homme est son propre ennemi, son propre prédateur, sa propre proie, son propre bourreau, sa propre victime. Parce que Stanley Kubrick, dont c'est là l'un des premiers films, montrait déjà qu'il était un grand cinéaste en même temps qu'un provocateur de génie, qui avait l'art de déranger les esprits bien-pensants tout en créant la polémique (les films qu'il réalisera par la suite ne feront que confirmer cela...). Parce que le final, poignant, contraste avec le ton volontairement cynique de l'ensemble. Parce que Kirk Douglas, magistral de charisme et de présence, endosse ici l'un des plus beaux rôles de toute sa vie, si ce n'est le plus beau. À ce jour, mon Kubrick préféré.

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ILS NOUS ONT QUITTÉS...

Cette rétrospective est aussi l'occasion de rendre un ultime hommage à tous ces illustres artistes disparus au cours de cette année 2009. R.I.P. et merci à eux qui ont su apporter un peu de rêve et de paillettes dans notre quotidien.

 Claude Berri (1 juillet 1934 - 12 janvier 2009)

 Patrick McGoohan (19 mars 1928 - 13 janvier 2009)

 Maurice Jarre (13 septembre 1924 - 29 mars 2009)

 David Carradine (8 décembre 1936 - 3 juin 2009)

 Farrah Fawcett (2 février 1947 - 25 juin 2009)

 Michael Jackson (29 août 1958 - 25 juin 2009)

 Karl Malden (22 mars 1912 - 1 juillet 2009)

 Jean-Paul Roussillon (5 mars 1931 - 31 juillet 2009)

 Sim (21 juillet 1926 - 6 septembre 2009)

 Patrick Swayze (18 août 1952 - 14 septembre 2009)

 Jocelyn Quivrin (14 février 1979 - 15 novembre 2009)

 Dominique Zardi (2 mars 1930 - 14 décembre 2009)

 Jennifer Jones (2 mars 1919 - 17 décembre 2009)

Et aussi...

Pat Hingle (19 juillet 1924 - 3 janvier 2009)

Georges Cravenne (24 janvier 1914 - 10 janvier 2009)

James Withmore (1 octobre 1921 - 6 février 2009)

Sydney Chaplin (31 mars 1926 - 3 mars 2009)

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MES ATTENTES POUR 2010...

Une nouvelle année qui vient de commencer et déjà pas mal de films très prometteurs à l'horizon. Pour ma part, il y en a déjà deux qui retiennent tout particulièrement mon attention. Tout d'abord, le troisième volet de la saga fantastico-romantique << Twilight >>, intitulé << Hésitation >>; et qui, d'après les premières news, devrait débarquer sur nos écrans à partir du 7 juillet (date à confirmer, bien entendu !...).

Ensuite, dans un tout autre registre, mais avec une impatience aussi grande (si ce n'est plus !), je guette d'un œil gourmand le << Robin des Bois >> revisité par Ridley Scott, dont la sortie est annoncée pour le 19 mai prochain. Pour sa cinquième collaboration avec mister Scott, l'ex général Maximus - alias Russell Crowe, pour qui ce rôle aura valu l'Oscar du meilleur acteur - du péplum << Gladiator >> (film qui fêtera d'ailleurs ses 10 ans cette année... déjà !...) endosse à nouveau les habits (et la barbe !...) d'un héros légendaire... pour un film qui résonnera dans l'éternité ?... Espérons-le.

Pas encore sûr pour l'instant, j'irais peut-être également voir (par pure curiosité) le nouveau Clint Eastwood consacré à la fin de l'Apartheid, << Invictus >> (en salles depuis le 13 janvier), avec Morgan Freeman et Matt Damon dans les rôles principaux, bien que le sujet ne m'attire pas spécialement.

Tout simplement, j'espère que sur le plan cinématographique, 2010 sera aussi étonnante et exceptionnelle que 2009, avec plein de découvertes, d'expériences, de surprises et d'émotions; et que le 7e Art va encore et encore nous ébahir tout en nous faisant toujours rêver (ce qu'il sait si bien faire !...).

BONNE ANNÉE 2010 À TOUTES ET À TOUS ! ;-)

  



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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 22:50

Tout d'abord, je vous présente tous mes vœux de bonheur et de santé pour l'année 2009 ! L'année 2008 s'est refermée il y a tout juste une semaine sur un point d'interrogation (la crise financière s'apaisera-t-elle en 2009, c'est sans doute la question que beaucoup d'entre nous ont dû se poser en démarrant cette nouvelle année), mais sur une note plutôt positive pour le cinéma. Aussi, l'heure est maintenant venue de faire travailler sa mémoire et de dresser le traditionnel bilan annuel concernant le 7ème Art. Coups de cœur, coups de gueule, bonnes surprises... il est temps de revenir sur les films que nous avons pu voir en 2008... enfin que j'ai vu, plutôt (!).

Voici donc mon top annuel, par ordre de préférence, de 8 films découverts en salles au cours de ces 12 mois. Je sais que 8 films c'est peu, mais contrairement à beaucoup d'autres blogueurs qui suivent à fond toute l'actualité du cinéma, je privilégie davantage le DVD, d'abord parce que j'aime bien le cinéma << ancien >> (enfin, c'est juste une façon de parler, j'apprécie aussi le cinéma récent) et parce que ça me permet également de découvrir certains classiques que je ne connais pas.

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1) BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS de DANY BOON

Parce que ce film a réinventé la comédie populaire française. Parce que le cri d'amour que Dany Boon lance à sa région natale est profondément sincère. Parce que je ne m'attendais pas à rire autant. Parce que c'est un film qui fait du bien et redonne le sourire. Mon grand coup de cœur de l'année.

2) FAUBOURG 36 de CHRISTOPHE BARRATIER

Parce que c'est un film comme on n'en voit que très rarement. Parce qu'on ressort de la projection avec le sourire aux lèvres et l'irrésistible envie de chanter. Parce que Christophe Barratier, le réalisateur des << Choristes >> (2004), rend un vibrant hommage au music-hall et au cinéma français des années 1930, tout en trouvant un style qui lui est propre. Parce qu'on y découvre une perle rare à l'avenir prometteur, la douce et talentueuse Nora Arnezeder.

3) INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRÂNE DE CRISTAL de STEVEN SPIELBERG

Parce que le scénario est excellent dans son genre, quoiqu'on puisse en dire. Parce que l'action, l'humour, le romantisme et la magie sont toujours au rendez-vous. Parce que Harrison Ford, malgré ses 66 ans, est toujours en pleine forme. Parce qu'on retrouve avec plaisir Marion Ravenwood, le premier amour d'Indy. Bref, parce que l'aventure a toujours un nom.

4) L'ECHANGE de CLINT EASTWOOD

Parce que Clint Eastwood est un cinéaste qui se perfectionne toujours davantage au fil des années. Parce que l'histoire, inspirée d'un horrible fait divers qui défraya la chronique dans l'Amérique des années 1920, est particulièrement haletante et prenante. Parce que dans le rôle titre, l'époustouflante Angelina Jolie gagne ses galons de grande actrice.

5) WALL.E de ANDREW STANTON

Parce que l'espace vu par les studios Pixar, c'est quelque chose. Parce que derrière l'attachante histoire d'amour entre ces deux robots se cache un deuxième sujet, beaucoup moins rose: la pollution terrestre. Parce que les clins d'œil abondent et c'est toujours savoureux de s'amuser à les trouver. Et parce que même si la seconde partie du film (qui se déroule entièrement dans l'espace) m'a beaucoup moins plu que le début, l'animation est malgré tout d'une beauté et d'une prouesse incontestables.

6) SURVIVRE AVEC LES LOUPS de VERA BELMONT

Parce que j'ai un amour et une fascination sans bornes pour les loups. Parce que c'est épatant de découvrir Guy Bedos et Michèle Bernier dans un registre très dramatique. Parce que dans le rôle principal, la jeune Mathilde Goffart se débrouille plutôt bien, même si son jeu manque parfois de naturel. Et parce que même si le roman soi-disant autobiographique dont est adapté ce film n'est en fait qu'une pure invention, l'histoire n'en reste pas moins émouvante.

7) ASTERIX AUX JEUX OLYMPIQUES de THOMAS LANGMANN

Parce que même si je préfère lire la bande dessinée (rien ne vaut la BD !) et même si ce film n'est certainement pas un chef-d'œuvre, j'ai toutefois trouvé qu'il aurait mérité un peu plus d'indulgence... et je suis parfaitement sérieuse, n'allez pas croire que je fais de la dérision. Certes, c'est navrant de voir que ce film est assez infidèle à la BD du même nom. Certes, c'est rageant de constater que les personnages d'Astérix et Obélix servent ici de faire-valoir au profit de Brutus, véritable vedette de cette comédie d'aventures. Et certes, Benoît Poelvoorde, qui incarne justement le rôle de Brutus, cabotine à mort et devient très vite énervant (je vous avoue que j'étais d'ailleurs bien contente quand son personnage reçoit des claques !!!). Mais malgré ça, j'ai franchement vu pire comme navet. Et Alain Delon en Jules César vaut le détour, même si certains lui ont reproché d'aller trop loin dans l'auto-parodie.

8) MAGIQUE de PHILIPPE MUYL

Ma grosse déception de l'année 2008. Je suis allée voir ce film après avoir découvert la bande-annonce, qui semblait très prometteuse. Je m'attendais à passer un moment magique, mais hélas, la mayonnaise n'a pas pris et je n'ai ressenti que de l'ennui et de la frustration pendant une grande partie de l'histoire.

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ILS NOUS ONT QUITTÉS...

À présent, je voudrais juste rendre un ultime hommage aux plus célèbres étoiles du 7ème Art qui se sont définitivement éteintes en 2008 pour aller briller vers d'autres horizons.

 Heath Ledger (4 avril 1979 - 22 janvier 2008)

 Roy Scheider (10 novembre 1932 - 11 février 2008)

 Richard Widmark (26 décembre 1914 - 24 mars 2008)

 Jules Dassin (18 décembre 1911 - 31 mars 2008)

 Charlton Heston (4 octobre 1923 - 5 avril 2008)

 Sydney Pollack (1 juillet 1934 - 26 mai 2008)

 Mel Ferrer (25 août 1917 - 2 juin 2008)

 Dino Risi (23 décembre 1916 - 7 juin 2008)

 Cyd Charisse (8 mars 1921 - 17 juin 2008)

 Jean Delannoy (12 janvier 1908 - 18 juin 2008)

 Paul Newman (26 janvier 1925 - 26 septembre 2008)

 Guillaume Depardieu (7 avril 1971 - 13 octobre 2008)

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MES ATTENTES POUR 2009...

Pour 2009, je n'attends aucun film en particulier. J'espère simplement que pour tout ce qui concerne le 7ème Art, l'année 2009 sera aussi riche et aussi surprenante que l'a été l'année 2008. Il y a toutefois deux films que j'attends avec une certaine curiosité: << Un homme et son chien >> (en salles le 14 janvier) de Francis Huster, qui marque le grand retour de Jean-Paul Belmondo après 8 ans d'absence; ainsi que << Gran Torino >> (en salles le 25 février), le prochain Clint Eastwood.

BONNE ANNÉE 2009 À TOUTES ET À TOUS !

 



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