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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 09:49

Le roi d'Angleterre George VI (1895-1952), père de la reine Elizabeth II, souffrait de problèmes d'élocution. Ce film raconte comment un orthophoniste peu ordinaire, Lionel Logue, parvint à le guérir. Quand la petite histoire rencontre la grande ou le récit d'une incroyable histoire vraie que l'Histoire a oubliée.

D'après l'histoire vraie et méconnue du père de l'actuelle reine Elizabeth II, qui va devenir, contraint et forcé, le roi George VI, suite à l'abdication de son frère Édouard VIII. D'apparence fragile, incapable de s'exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et d'affronter ses peurs avec l'aide d'un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l'Allemagne nazie...

Avis:

Grand favori de la dernière cérémonie des Oscars, avec un total record de 12 nominations (pour finalement 4 statuettes remportées: meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur et meilleur scénario original), LE DISCOURS D'UN ROI (THE KING'S SPEECH), succès surprise de ce premier trimestre 2011, est sans nul doute à classer parmi les meilleurs films de ce début d'année, et, tout simplement, parmi les meilleurs films du moment. Situé dans l'Angleterre des années 30, LE DISCOURS D'UN ROI narre l'histoire vraie (et cependant méconnue, parce qu'oubliée...) du prince Albert (Bertie), duc d'York, qui sera malgré lui précipité sur le trône suite à l'abdication de son frère Édouard VIII (lequel préféra l'amour d'une femme deux fois mariée et divorcée, ce qui était naturellement très mal vu par la société de l'époque; et en outre totalement contraire au protocole) et deviendra roi sous le nom de George VI. Souffrant d'une forme sévère de bégaiement, George VI devra se tourner vers un orthophoniste pour soigner son mal afin de pouvoir assurer pleinement ses fonctions (et ses obligations...) de souverain. Ou plutôt un thérapeute du langage aux méthodes peu ordinaires et au caractère bien trempé, peu impressionné par le fait que son patient - qui deviendra peu à peu son ami - soit prétendant à la couronne: Lionel Logue, australien d'origine et acteur raté de son état, qui a fait de sa vocation manquée une véritable institution du langage et de la parole. Si LE DISCOURS D'UN ROI touche autant, c'est peut-être parce qu'il est - bien au-delà de la simple évocation biographique, bien au-delà de la simple chronique historique - le portrait bouleversant d'un homme tourmenté et à fleur de peau, d'un homme en proie à ses démons et à ses blessures secrètes, et qui devra trouver au plus profond de lui-même le courage et la force d'affronter ses peurs, pour finalement accomplir la tâche dont il a été chargée. Un homme qui devra d'abord retrouver confiance en lui pour acquérir la confiance de ses pairs... et de son peuple. Sobre et plutôt classique, la mise en scène de Tom Hooper bénéficie d'une reconstitution très soignée et est en outre soutenue par la bande originale enchanteresse du compositeur français Alexandre Desplat (nominé aux Oscars), qui signe ici une partition inspirée, toute en délicatesse et en émotion contenue; et à laquelle viennent s'ajouter de grands morceaux de musique classique, parmi lesquels la fameuse Symphonie n°7 de Beethoven, qui semble n'avoir jamais été aussi belle que dans ce film. Les dialogues, parsemés d'un humour typiquement british des plus savoureux, rendent le propos d'autant plus intéressant et attrayant à suivre que le contexte historique de l'époque - si il peut dans un premier temps paraître complexe - est en fait très bien expliqué et retracé, sans pour autant que cela ne tourne à la leçon d'Histoire, donnant au contraire une valeur quasi documentaire au récit. La qualité exceptionnelle de l'interprétation (Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham Carter, Guy Pearce...) ne fait qu'ajouter à la réussite incontestable de cette œuvre passionnée et passionnante, aux allures de classique instantané, qui s'avère également être une pertinente réflexion symbolique (presque métaphorique) sur la monarchie et, surtout, sur la force du langage et de la parole et, par dessus tout, sur le pouvoir de la communication. Réflexion qui atteint des sommets lors du flamboyant et tant attendu discours final qui donne son titre au film, magnifique de lyrisme et d'intensité, et qui laisse littéralement le spectateur pantois et... sans voix.



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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 14:35

- Ce vendredi 18 mars 2011, l'humeur du jour -

À l'heure où, souffrant d'un rythme de mise à jour toujours très irrégulier, LE TERRIER DE LA LAPINE CINÉPHILE s'essouffle de plus en plus, malgré lui victime du manque de motivation et d'inspiration de son auteur (qui très souvent, je dois bien le dire, songe de plus en plus sérieusement à tourner la page et à tirer définitivement sa référence...); il est néanmoins très rassurant, et très encourageant, pour moi, de voir le compteur franchir le cap symbolique (et très attendu, il est vrai...) des 100 000 visiteurs. Un cap aussi symbolique qu'anecdotique, certes, mais toujours plaisant (et motivant !...) à constater pour l'auteur du blog concerné. Aussi, je ne peux, à nouveau, que vous remercier (100 000 fois, vu la circonstance :-)), toutes et tous, visiteurs de passage ou habitués; pour votre fidélité, votre soutien, et, par dessus tout, vos commentaires. Et vous dire aussi que, malgré ma certaine flemme ces temps-ci à taper sur mon clavier (et oui, je l'avoue, je peux parfois me montrer très flemmarde... nul n'est parfait :-D), il y a encore plein de films que je compte aborder... bientôt. Très bientôt. So, wait and see ;-)



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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 13:34

Dans les années 90, un douanier belge francophobe se voit contraint de faire équipe avec un français, au moment de la construction de l'Europe et de la suppression des frontières franco-belges.

1er janvier 1993: passage à l'Europe. Deux douaniers, l'un belge, l'autre français, apprennent la disparition prochaine de leur poste de douane situé dans la commune de Courquain France et Koorkin Belgique. Francophobe de père en fils et douanier belge trop zélé, Ruben Vandevoorde se voit contraint et forcé d'inaugurer la première brigade volante mixte franco-belge. Son collègue français, Mathias Ducatel, considéré par Ruben comme son ennemi de toujours, est secrètement amoureux de sa sœur. Il surprend tout le monde en acceptant de devenir le co-équipier de Vandevoorde et de sillonner avec lui les routes de campagnes frontalières à bord d'une 4L d'interception des douanes internationales...

Avis:

Trois ans après le phénomène BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS et ses 20 millions d'entrées, on attendait Dany Boon (et son nouveau film...) au tournant. Il nous revient donc aujourd'hui avec RIEN À DÉCLARER, nouvelle comédie satirique archi-attendue et troisième réalisation de l'acteur/humoriste, qui - à l'instar des CH'TIS - se joue encore une fois des clichés et des préjugés; prenant pour toile de fond le racisme, sous toutes ses formes et dans toute son absurdité. Le racisme: un sujet ô combien cher à Dany Boon, puisque RIEN À DÉCLARER est un film en partie autobiographique, au travers duquel le cinéaste lance un hymne vibrant à la différence et à la tolérance, tout en restant fidèle à son univers. À l'instar donc des CH'TIS, RIEN À DÉCLARER est une œuvre partant d'une démarche très personnelle, très intime; et, de fait, très sincère, ce qui rend le propos - aussi simple soit-il - d'autant plus touchant, généreux, sensible et attachant. Concernant le scénario, inutile effectivement de s'attendre à quelque chose de grandiose ou de novateur: le récit est tout ce qu'il y a de plus simpliste, narrant les démêlés et mésaventures comiques d'un douanier wallon farouchement francophobe et de son homologue hexagonal, qui, à l'époque de la fin des frontières et de la construction de l'Europe, doivent faire équipe malgré eux et vont, du même coup, se retrouver embarqués dans une intrigue policière prévisible, mais amusante. Forcément, au terme de cette collaboration forcée, notre douanier wallon farouchement francophobe va revoir ses jugements à la hausse, apprenant peu à peu à apprécier son homologue hexagonal que le destin lui a - malgré lui !... - adjoint; même si, au final, le regard général qu'il porte sur le monde et sur les étrangers aura assez peu évolué, bien que l'espoir perce à travers les yeux de son fils... Une histoire très classique et très attendue, en somme, mais qui a le mérite d'éviter le happy ending facile et retient habilement l'attention du spectateur dans la mesure où elle traite - avec humour et causticité - d'une forme de racisme qui ne se voit pas, à première vue... quelle différence en effet entre un belge et un français, physiquement parlant ?... C'est là toute la force et toute l'originalité du propos, lequel se trouve donc assorti d'un efficace plaidoyer contre le racisme, doublé d'une ode lumineuse à la différence et à la tolérance. En résumé, si il ne brille pas spécialement par l'originalité de son scénario, RIEN À DÉCLARER brille en revanche par la qualité de son interprétation, savoureuse à tous les niveaux, dans les premiers comme dans les seconds rôles. Plus en forme que jamais, Benoît Poelvoorde (dont je suis pourtant loin d'être fan !) se livre à une composition désopilante et explosive, se glissant avec plaisir et talent dans la peau du douanier belge raciste et irascible, sans cesse au bord de la crise de nerfs; donnant ainsi vie à un personnage à la De Funès, odieux et particulièrement antipathique, mais cependant plus attachant qu'il n'y paraît. À ses côtés, Dany Boon endosse l'habit du clown blanc, pour un rôle tout en tendresse, sensibilité et candeur; qui n'est pas sans rappeler les personnages jadis incarnés par Bourvil. De Funès/Bourvil: on retrouve un peu de ce duo dans le tandem Poelvoorde/Boon, même si ces deux derniers - qui s'en donnent d'ailleurs à cœur joie et se renvoient admirablement la balle - sont encore loin d'égaler leurs aînés. Les seconds rôles ne sont pas non plus en reste, et on retiendra notamment les croustillantes prestations de Karin Viard, François Damiens, Julie Bernard, Laurent Gamelon et Bruno Lochet (pour ne citer qu'eux). Point de vue mise en scène, rien d'extraordinaire à signaler, hormis un superbe générique de début représentant la Terre en train de tourner sur elle-même et autour des autres planètes; ainsi que des gags plutôt hilarants dans l'ensemble, et des répliques pour le moins cinglantes, sans oublier la belle bande son du compositeur Philippe Rombi. Un bémol, toutefois: là où BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS avait su faire rire sans grossièreté ni vulgarité gratuites, RIEN À DÉCLARER, lui, s'enfonce parfois dans un humour de bas étage et des gags lourdingues (sans parler de certains dialogues pas toujours très fins...), ce qui gâche un peu le plaisir, d'autant que le récit souffre en outre de quelques longueurs et autres petits temps morts, qui auraient certainement pu être évités. Un bémol certes regrettable, mais néanmoins tout à fait pardonnable; dans la mesure où, globalement, on rit quand même beaucoup et on passe un agréable moment de détente, en compagnie d'un duo d'acteurs réjouissant et irrésistible. Bref, pas de doute possible: en cette morne période hivernale, RIEN À DÉCLARER s'impose incontestablement comme LE divertissement familial par excellence, sympathique et sans prétention. À voir.



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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 10:59

Un ouvrier américain, une journaliste française et un enfant londonien vont être confrontés à la Grande Faucheuse de différentes façons. Touchés par la mort, ils seront changés pour la vie.

AU-DELÀ est l'histoire de trois personnages hantés par la mort et les interrogations qu'elle soulève. George est un américain d'origine modeste, affecté d'un "don" de voyance qui pèse sur lui comme une malédiction. Marie, une journaliste française, a été confrontée à une expérience de mort imminente qui l'a durablement bouleversée. Et quand Marcus, un jeune garçon de Londres, perd l'être qui lui était le plus cher et le plus indispensable, il se met désespérement en quête de réponses à ses interrogations. George, Marie et Marcus sont guidés par le même besoin de savoir, la même quête. Leurs destinées vont finir par se croiser et se rejoindre. Ensemble, ils vont tenter de répondre au mystère de l'Au-Delà...

Avis:

Ceux qui connaissent déjà - au travers de mon ancien blog - l'admiration et le respect que j'ai, depuis toujours, envers Clint Eastwood et envers, surtout, son travail; trouveront peut-être, après lecture de cette chronique, que je suis trop généreuse ou que je manque vraiment de recul et, par conséquent, d'objectivité. Il est vrai, je ne dis pas le contraire, que le nom d'Eastwood influence forcément un peu mon avis par rapport à ce film, qui a été littéralement (et injustement, à mes yeux...) démoli par la critique. Mais dire que je me base uniquement sur un nom pour juger un film est, en revanche, totalement faux. L'admiration et le respect que je porte envers Eastwood ne m'empêchent pas de penser et de dire que, au cours de sa longue carrière, il n'a pas toujours fait que des chefs-d'œuvre... loin de là. Cependant, à la différence de nombreux autres acteurs/réalisateurs, Eastwood n'est pas quelqu'un qui triche avec son public, et chacun de ses films (même les moins réussis) témoigne toujours d'une vraie sincérité, d'une vraie authenticité; de la part d'un artiste qui n'a jamais cessé de casser son image et d'en jouer, sans crainte de filmer ses propres failles et ses propres défauts; apparaissant finalement, non pas comme un héros, mais comme un homme, dans tout ce qu'il a de meilleur... et de pire. De fait, c'est à nouveau cette sincérité qui transparaît au travers de l'intrigue d'AU-DELÀ (HEREAFTER, pour le titre original), dernier opus Eastwoodien, qui a rencontré un succès plutôt mitigé lors de sa sortie en salles aux États-Unis, en octobre dernier; et n'a guère été épargné par la critique française, laquelle l'a descendu en flèche au moment de sa sortie, voici trois semaines. Mais pourquoi tant de haine, ai-je envie de dire face à tout cet acharnement négatif ?... Certes, AU-DELÀ n'est pas, loin s'en faut, un film parfait. Il n'est certainement pas non plus le meilleur film de son célèbre auteur. Mais il n'est pas non plus, à mon humble avis, le navet tant décrié dans certaines critiques. Disons simplement qu'AU-DELÀ est un film un peu à part dans l'œuvre du grand Clint, un film singulier et atypique faisant figure d'OVNI dans l'œuvre déjà surprenante d'un artiste qui aime surprendre et se surprendre, n'hésitant pas pour cela à alterner les genres de film en film; preuve de la belle maturité qu'il a peu à peu acquise au fil des années. Disons simplement qu'AU-DELÀ, sans être un chef-d'œuvre, est un film qui regorge de bonnes et de... moins bonnes (je ne dirai pas mauvaises, car le mot est trop fort à mon sens, et ne convient pas vraiment) idées. Commençons d'abord, si vous le voulez bien (!), par faire le point sur les bonnes idées et les qualités (car oui, il y en a !...) d'AU-DELÀ. Tout d'abord, premier point fort, le scénario en lui-même (évidemment !); qui ne peut que séduire et captiver l'attention; dans la mesure où il aborde un sujet délicat, aussi audacieux qu'ambitieux, aussi courageux que périlleux. Un sujet fort (et tabou ?...), traité avec sobriété par un Eastwood qui se met encore à nu face à son public, livrant en fait ici ses propres angoisses et ses propres interrogations face à la mort et face au mystère de l'Au-Delà (si Au-Delà il y a, cela va de soi !...). En ce sens, il faut naturellement souligner le choix judicieux opéré par Eastwood, qui a le mérite de ne pas abuser des effets spéciaux ou d'autres effets de mise en scène, se contentant simplement de montrer l'Au-Delà tel qu'on se le représente habituellement, dans notre imaginaire... à savoir, un grand tunnel de lumière, d'où surgissent les silhouettes de nos chers disparus. Il est d'ailleurs intéressant, et particulièrement bouleversant, de constater, au travers de ce drame métaphysico-fantastique teinté de surnaturel, à quel point nos morts comptent dans nos existences de vivants; à quel point il est difficile de surmonter l'absence, à quel point aussi il est difficile (pour ne pas dire impossible) de remplacer l'irremplaçable, de remplacer l'être cher. AU-DELÀ illustre admirablement tout cela, de la plus sobre et de la plus poignante des manières, sans chercher à flirter avec le larmoyant facile (même si il s'y frotte parfois, involontairement...), par l'entremise d'un scénario qui a en outre le mérite de ne pas avoir de parti pris, exposant simplement des idées sans chercher à les présenter comme des vérités absolues... un scénario qui a le mérite de soulever des questions complexes sans apporter de réponses précises, laissant le spectateur libre de répondre lui-même, selon ses propres convictions et ses propres croyances. Deuxième point fort (dont on a longuement parlé - à juste titre - dans de nombreuses critiques), c'est bien sûr cette magnifique scène d'ouverture (incontestablement la plus belle scène de ce film, mais aussi l'un des plus beaux débuts de toute l'histoire du cinéma), impressionnante, saisissante, déchirante; qui restitue avec intensité la force dévastatrice, meurtrière et apocalyptique de cette terrifiante catastrophe naturelle que peut être un tsunami... cette scène - palpable - nous fait véritablement prendre conscience de ce qu'a dû affronter l'Asie du Sud Est, ce jour maudit du 26 décembre 2004 (autre mérite d'AU-DELÀ, c'est qu'il puise une partie de son inspiration dans plusieurs faits réels; donnant à l'intrigue une toute autre dimension et une toute autre puissance émotionnelle). On notera également la justesse et la joliesse de la réflexion, laquelle ne s'attarde pas uniquement sur les questions de mort et d'Au-Delà, mais s'interroge aussi subtilement sur les notions de hasard et de destin (voir la scène des attentats de Londres de 2005, où le jeune Marcus échappe, in extremis, à la mort; grâce, comme on l'apprendra plus tard dans le récit, à une intervention divine de son frère jumeau disparu, qui continue de veiller sur lui depuis l'Au-Delà... belle façon de s'interroger aussi, de manière métaphorique et symbolique, sur l'existence - réelle ou imaginaire - de ces êtres qu'on appelle anges gardiens...). Autre atout encore que j'ai oublié de mentionner, toujours à propos du scénario, c'est la façon dont ces trois personnages principaux, dont ces trois destins à la fois si semblables et si différents vont petit à petit s'emboîter comme les pièces d'un puzzle; commençant d'abord par se croiser pour finalement se rejoindre et ne former, en fin de compte, plus qu'une seule et même pièce d'un seul et même puzzle... un ressort classique et prévisible, certes, mais qui est traité avec son élégance et sa finesse coutumières par le seigneur Eastwood; lequel prend encore un évident plaisir à narrer les parcours extraordinaires de gens ordinaires, tout comme il prend un évident plaisir à filmer les villes de Londres, San Francisco (San Francisco qui est d'ailleurs, rappelons-le, la ville natale de mister Eastwood) et Paris (première fois qu'Eastwood tourne en France, autant dire que ce n'est pas rien !); et tout comme il prend aussi un évident plaisir à signer lui-même - une fois de plus - la musique, composée par ses soins, et ma foi fort belle à entendre et écouter, bien que peut-être légèrement monotone et trop omniprésente par moments (ça reste agréable à l'oreille, ceci dit !). Impossible enfin de ne pas parler du fabuleux casting, d'envergure internationale, réunissant étoiles montantes du cinéma actuel (Matt Damon, Cécile de France, Bryce Dallas Howard...), pointures de renom (Marthe Keller, Derek Jacobi dans son propre rôle...), visages familiers du petit écran français (Thierry Neuvic, Jean-Yves Berteloot, Stéphane Freiss...) et jeunes talents en devenir (les jumeaux Frankie & George McLaren...). Tous se montrent très investis dans leurs rôles, même si on pourra reprocher - par instants - un léger manque de naturel et de conviction dans le jeu de Matt Damon, Cécile de France, et de quelques acteurs secondaires (la faute peut-être à des personnages parfois trop stéréotypés et à une version française pas toujours top et naturelle, pour les acteurs étrangers...). En parlant du casting justement, il est amusant de noter la présence au générique de Steven Spielberg, qui intervient ici en tant que producteur exécutif, après avoir déjà produit MÉMOIRES DE NOS PÈRES et LETTRES D'IWO JIMA, du même Clint Eastwood. Maintenant, pour ce qui est des moins bonnes idées et des faiblesses dont souffre cet AU-DELÀ (qui est, comme je l'ai déjà dit auparavant, un film imparfait... imparfait ne signifiant pas forcément navet, à mon sens...), et bien on pourra regretter une certaine lenteur/longueur (volontaire, ceci dit) dans le déroulement de l'intrigue qui, il est vrai, tarde à se mettre en place et nous donne parfois l'impression étrange et désagréable que les scènes sont grossièrement reliées entre elles sans qu'il y ait de véritable fil conducteur. On regrettera quelques scènes bavardes et parfaitement inutiles. On regrettera le caractère grotesque et volontiers risible (je vous l'accorde !...) de quelques scènes qui, pourtant, étaient animées d'une bonne et intéressante idée de départ; de la part d'un Eastwood dont le seul tort aura peut-être été d'avoir voulu aborder trop de thèmes à la fois, en dénonçant notamment (et maladroitement, il faut bien l'admettre, même si c'est Eastwood, et même si l'idée était bonne; ce qui est d'autant plus regrettable et dommage) le charlatanisme exercé par certains médiums peu scrupuleux qui ne cherchent qu'à s'enrichir sur le dos de pauvres gens aveuglés par le chagrin et le besoin de savoir. On regrettera le larmoyant facile qui se dégage - involontairement - de certaines scènes (reconnaissons aussi qu'avec un tel propos, le piège du larmoyant facile est délicat à éviter; même en faisant preuve d'une grande sobriété). On regrettera cette vision parfois trop naïve de l'Au-Delà, et cette peinture assez caricaturale de la France. On regrettera enfin cet ultime et déroutant plan final, trop improbable pour être complètement vraisemblable, totalement bâclé dans la mesure où il survient brutalement comme un cheveu sur la soupe au moment précis où - enfin - les trois destins se rejoignent et où - enfin - l'histoire trouve son sens véritable; nous donnant la fâcheuse impression qu'Eastwood n'a pas vraiment su comment clore son film, qui s'achève du coup en queue de poisson. Drôle de paradoxe, ce plan final - aussi déroutant soit-il - possède néanmoins une certaine originalité et une certaine beauté... peut-être parce que, justement, il est totalement inattendu et se révèle de fait aussi destabilisant que surprenant. Preuve en tout cas qu'AU-DELÀ est décidément une œuvre à part dans la filmographie de l'ami Clint, sûrement pas un navet, mais assurément une œuvre à part; qu'il faut voir par soi-même, de ses propres yeux, afin de se faire sa propre opinion; tant le sujet qu'elle évoque touche ici à l'intime et au personnel. AU-DELÀ, si il nous démontre à nouveau que le cinéma est bien le plus universel et le plus intemporel des arts, nous démontre surtout que personne ne voit jamais le même film et que la beauté, comme la vérité, est dans l'œil de celui qui regarde. Comme le dit très justement cette citation de Clint Eastwood lui-même: "La vérité, comme l'art, est dans l'œil du spectateur...". Aussi, chacun se fera sa propre vérité sur cet AU-DELÀ qui, à n'en point douter, suscitera encore bon nombre de débats et de questions. Je vous ai donné mon avis. À vous, maintenant, de me donner le vôtre...



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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 16:28

!!! COUP DE GUEULE !!!

- Ce dimanche 30 janvier 2011, l'humeur du jour -

À l'attention des POKERS EN LIGNE, CASINOS EN LIGNE, PARIS EN LIGNE, DISSERTATION WRITING, SEOTONS et autres spameurs/pollueurs publicitaires...

Suite, depuis plusieurs mois déjà, à une invasion (c'est le cas de le dire !) de commentaires publicitaires (dits spams); et ce malgré la suppression régulière et immédiate de ces dits spams, j'ai finalement pris la peine - hier soir et jusque tard dans la nuit - de clôturer définitivement tous les commentaires sur tous les articles de mon ancien blog, LE CINÉMA DE KLEINHASE (qui, de toute façon, n'était plus envahi que par ça); afin de mettre un terme définitif (au moins sur ce blog...) à ce matraquage publicitaire qui tourne carrément à ce que j'appelle purement et simplement - passez-moi l'expression ! - du foutage de gueule, lorsque ce ne sont pas un, deux ou trois mais trente (et encore, j'ai vu pire !) commentaires publicitaires qui sont bombardés d'un seul et même coup, sur un seul et même blog, par un seul et même auteur (ou plusieurs auteurs utilisant le même pseudo), à travers un seul et même message (qui, d'ailleurs, n'a bien souvent pas ou peu de rapport avec l'article sur lequel il est déposé); et qui, à la longue, finit par devenir foutrement chiant (pour rester polie). À mon sens, ce n'est pas parce qu'un blog est arrêté (définitivement ou temporairement, là n'est pas la question), et encore moins parce qu'il est toujours en activité (et rencontre de fait un certain succès...), qu'il doit systématiquement devenir l'objet commercial des annonceurs publicitaires, qui - à mon avis - ont suffisamment d'autres endroits où faire passer leurs pubs. Si il y a donc parmi vous des lectrices ou des lecteurs qui avez des remarques ou des questions (sait-on jamais !) au sujet de feu LE CINÉMA DE KLEINHASE, vous pouvez toujours m'en faire part sur ce blog-ci, ou par mail, en cliquant sur ÉCRIRE À L'AUTEUR.

Je précise aussi que le jour où j'arrêterai définitivement LE TERRIER DE LA LAPINE CINÉPHILE, les commentaires seront également immédiatement clôturés, afin d'éviter une nouvelle invasion de spams. Mais pour l'heure, et ce aussi longtemps que je continuerai à m'occuper du TERRIER, les commentaires sont désormais - et ce sur tous les articles - placés sous modération. À l'attention donc de messieurs et mesdames les spameurs: si j'avais déjà pris l'habitude de virer un à un tous vos commentaires publicitaires (et je continuerai à le faire), sachez qu'ils n'apparaîtront désormais même plus en ligne sur ce présent blog; aussi est-il inutile de les poster.

J'ajoute enfin que si il y a parmi vous d'autres blogueurs (car j'ai effectivement pu constater, au fil des mois, qu'un grand nombre de blogs d'Allociné doit subir cette invasion) qui en ont aussi marre de toutes ces pubs intempestives, alors n'hésitez pas à copier/coller ce coup de gueule dans vos blogs, afin que le message passe auprès d'un maximum de personnes. Et n'hésitez pas, surtout, si cela s'avère nécessaire, à modérer (voire à clôturer, pour les blogs qui sont définitivement arrêtés) les commentaires dans vos différents articles. Chacun fait bien sûr ce qu'il veut... mais, en connaissance de cause, je vous le recommande fortement. Ainsi, si d'autres blogueurs font comme moi, cela découragera peut-être les spameurs et les incitera (sait-on jamais !) à aller jouer les pollueurs ailleurs.

Merci de votre compréhension, et à bon entendeur...

P.S.: Il serait bien aussi qu'Allociné, de son côté, soutienne ses blogueurs (lesquels contribuent quand même, en - grande... - partie, au succès du site...) et essaye de faire quelque chose pour lutter contre cette invasion publicitaire qui prend de plus en plus d'ampleur au fil des heures...



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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 15:11

Et encore une de passée !... L'année 2010 s'est refermée il y a un peu plus d'une semaine, laissant derrière elle un flot de souvenirs aussi nombreux que variés. Catastrophes naturelles (le séisme d'Haïti, la tempête Xynthia, l'éruption du volcan - impossible de retenir son nom !... - islandais...), moments de joie et d'émotion (le sauvetage des mineurs chiliens...), cuisants échecs et déceptions (le fiasco des Bleus en Afrique du Sud...), ou encore intempéries météorologiques (la neige qui, dès le mois de novembre, a paralysé la France ainsi qu'une grande partie de l'Europe...); sont autant d'événements différents dans leurs genres mais qui auront, inévitablement, et chacun à leur manière, laissé une empreinte indélébile dans l'année 2010.

Aussi, le moment est maintenant venu de faire travailler sa mémoire et ses méninges afin de dresser le traditionnel et incontournable bilan annuel du 7e Art. Coups de cœur, coups de poing, coups de gueule, bonnes surprises et déceptions: place au florilège de tout ce que le cinéma aura pu offrir de meilleur (ou de pire !...) tout au long de ces douze mois. Place donc au top, à mon top ciné 2010. Un top qui, cette année, fait la part belle au cinéma d'animation; ayant effectivement vu quatre - un record !... - dessins animés, et pas des moindres, comme vous pourrez le constater dans les lignes qui vont suivre.

Si vous souhaitez réagir, libre bien sûr à vous de vous exprimer à travers les commentaires. Je serai encore une fois très heureuse, et très curieuse (!), de savoir quels ont été vos coups de cœur et coups de gueule cinématographiques de l'année écoulée. N'hésitez donc pas à faire part de vos opinions, les débats sont d'ores et déjà ouverts, et n'attendent que vous !

AND LET'S GO !... :-D

¤¤

TOP CINÉ:

Par ordre de préférence, mon classement des films découverts en salles en 2010.

1) TOY STORY 3 de LEE UNKRICH

Parce qu'après un premier opus innovant qui fit date dans l'histoire du cinéma en devenant le premier dessin animé entièrement et exclusivement réalisé en images de synthèse, et après un second volet encore plus délirant et créatif; Pixar remet le couvert et fait, une fois encore, des miracles, réussissant - pour la troisième fois consécutive, ce qui est assez rare pour être souligné - à atteindre ce niveau de qualité exceptionnel qui avait déjà fait le succès des deux premiers Toy Story, et même à le surpasser, en relevant brillamment le (lourd !) défi de faire encore mieux et encore plus fort; avec ce troisième et ultime (?) épisode, plus palpitant, plus rythmé, plus sombre aussi. Parce que comme ses prédécesseurs, Toy Story 3 est un film haut en couleurs, surprises et autres rebondissements; même si, au final, l'émotion et la nostalgie l'emportent doucement sur l'humour et la parodie (les gags et clins d'œil sont encore nombreux, cela dit, et ce pour notre plus grand plaisir). Parce que si l'animation est comme de coutume éblouissante, c'est à nouveau le scénario qui - encore une fois ici - prime sur tout le reste, alliant intelligence du propos, richesse de la réflexion qui s'ensuit et fantaisie des personnages. Parce que le début - magique - illustre avec poésie et tendresse ce qui peut se passer dans la tête et dans l'imagination d'un enfant lorsqu'il s'amuse avec ses jouets, tandis que le dénouement - à la fois déchirant et lumineux - résonne comme un adieu renversant au monde de l'enfance et de ses rêves. Parce que la saga Toy Story gagne ici en épaisseur, en maturité, en sagesse et en intensité; à mesure qu'elle s'achève de la plus admirable et de la plus bouleversante des manières, sous la forme d'une apothéose extraordinaire et inoubliable. Parce que je suis allée voir ce film par simple et pure curiosité, sans spécialement en attendre quelque chose, et je me suis finalement pris une vraie claque; en même temps que j'ai découvert là ce qui restera assurément comme mon gros coup de cœur ciné de 2010. Parce qu'à travers l'histoire attachante et attendrissante de ces jouets qui veulent vieillir ensemble, Pixar signe son meilleur film depuis Ratatouille. Et nous offre THE chef-d'œuvre de l'année 2010. Un chef-d'œuvre dont la valeur universelle et intemporelle, et, par dessus tout, la puissance émotionnelle rarissime (surtout pour un dessin animé, je tiens encore à le souligner) perdureront encore longtemps dans les mémoires de tous ceux qui ont gardé leur âme et leurs yeux d'enfants... ou sont simplement restés de grands enfants. Oui, nul doute que cette universalité, cette intemporalité et cette sensibilité à fleur de peau qui émanent de Toy Story 3 traverseront les âges et perdureront longtemps dans les esprits et dans les cœurs. Vers l'infini... et bien au-delà.

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2) FANTASTIC MR. FOX de WES ANDERSON

Parce qu'à l'heure où la grande majorité des films d'animation sont réalisés en images de synthèse, Fantastic Mr. Fox a l'audace et surtout le culot de renouer avec les dessins animés dits à l'ancienne, utilisant savamment un mode d'animation traditionnel qui - loin d'être un défaut ou une faiblesse - constitue au contraire un atout intelligent, qui en outre, confère à ce film singulier un charme délicieusement rétro et désuet, hors du temps et de la mode. Parce que l'histoire narre avec tendresse et fantaisie la difficulté de grandir et d'assumer ses responsabilités, tout en dressant le portrait attachant d'un fils maladroit et peu sportif en admiration devant un père rusé et athlétique. Parce que si il se destine d'abord aux enfants, Fantastic Mr. Fox s'adresse aussi bien aux adultes de par sa grande liberté et justesse de ton (un ton souvent proche de la dérision, et qui n'hésite pas, d'ailleurs, à multiplier les clins d'œil et les références, principalement cinématographiques), et de par la manière dont il invite à réfléchir sur le fragile lien qui existe entre la nature, l'animal et l'homme, prônant sans lourdeur un subtil message écologique, plus que jamais d'actualité. Parce que le protagoniste principal - craquant ! - est irrésistible, et l'on se délecte à suivre ses aventures aussi mouvementées que farfelues. Parce que si le héros - justement - est fantastique (!), ce film l'est tout autant, bénéficiant d'un rythme mené tambour battant, rendant le récit flûtement plus passionnant, trépidant et hilarant !...

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3) ALICE AU PAYS DES MERVEILLES de TIM BURTON

Parce que Tim Burton revisite avec modernité le mythe d'Alice, lui donnant ici une nouvelle dimension, plus spectaculaire, très épique et très gothique; teintée de noirceur, d'héroïsme et de violence. Parce que les décors - grandioses et impressionnants - nous plongent dans un univers irréel et pas aussi rose qu'il n'y paraît, tour à tour fascinant ou oppressant, peuplé de personnages et créatures pittoresques, mi-lucides mi-cinglés. Parce que l'histoire dresse un amusant et audacieux parallèle entre le monde réel et le monde imaginaire, tout en s'interrogeant sur la frontière qui sépare (ou qui réunit ?...) réalité et rêve. Parce que l'histoire dépeint également la difficulté de grandir, d'assumer ses responsabilités, et, surtout, de garder les pieds sur terre. Parce que dans le rôle du Chapelier Fou, Johnny Depp s'en donne une nouvelle fois à cœur joie dans l'art de la métamorphose physique, et forme avec la jeune Mia Wasikowska (alias Alice) un couple attachant, joliment ambigu et mélancolique. Parce que là aussi, je suis allée voir ce film par simple et pure curiosité, sans rien en attendre, et j'ai finalement été agréablement étonnée par cette relecture - pour le moins atypique - d'un conte légendaire et universel. Une relecture qui peut certes dépayser, dérouter, irriter le spectateur selon ses goûts (moi, j'ai plutôt aimé, même si l'ensemble n'était pas parfait); mais qui, en tout cas, laisse difficilement indifférent. Pour moi, certainement la bonne surprise de l'année 2010.

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4) LE ROYAUME DE GA'HOOLE LA LÉGENDE DES GARDIENS de ZACK SNYDER

Parce que le scénario fait preuve d'une noirceur surprenante et inattendue pour un dessin animé, mais qui a par ailleurs le don de faire souffler un vent de nouveauté, d'audace et de singularité sur le cinéma d'animation actuel; tout en apportant à ce film ambitieux un zeste délicat et bienvenu d'héroïc fantasy. Parce que toutes les différentes espèces de chouettes et de hiboux sont magnifiquement représentées, avec un sens inouï du détail et du réalisme. Parce que si l'intrigue est parfois confuse et souffre en outre d'un certain classicisme, l'animation, elle, crève l'écran et nous cloue à notre siège; nous offrant de superbes séquences de ballets et de combats aériens, plus vrais que nature. Parce que les nombreux ralentis accentuent la profondeur des décors et renforcent cette sensation vertigineuse d'envergure donnée par les vols d'oiseaux, permettant aussi d'admirer le travail titanesque effectué sur l'animation, et de contempler ainsi les dessins dans leurs moindres détails. Parce que la scène sous la pluie est juste miraculeuse, d'une beauté à couper le souffle et à hérisser les poils des bras. Parce que si la fin est trop rapidement expédiée, elle semble aussi appeler à une suite, et nous donne du coup envie d'en voir davantage. Parce que, tout simplement, Le Royaume de Ga'Hoole est un chouette (!) film. Hou-hou !...

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5) ARTHUR 3 LA GUERRE DES DEUX MONDES de LUC BESSON

Parce que même sans avoir vu les deux premiers films (en fait, pas totalement vu le premier et pas vu du tout le second), j'ai entre-temps lu les livres et ce avec un plaisir qui m'a immédiatement fait retomber en enfance; et c'est donc par simple et pure curiosité - là encore - que je suis allée voir, sur grand écran, ce chapitre final; que j'ai également découvert avec plaisir. Parce que si l'histoire en elle-même n'a rien de franchement extraordinaire ou novateur, elle a néanmoins l'art - comme je le disais avant - de nous faire immédiatement retomber en enfance, à grands coups d'univers merveilleux et de personnages fantastiques, directement sortis de contes de fées. Parce que l'animation est somptueuse et riche, fourmillant de détails et mêlant habilement dessins et prises de vues réelles. Parce que qui dit Minimoys dit surtout Maxi-effets et Maxi-divertissement !...

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6) TWILIGHT - CHAPITRE 3: HÉSITATION de DAVID SLADE

Parce qu'après avoir découvert, par hasard et dans la foulée, les deux premiers chapitres, je ne pouvais - logiquement (!) - pas manquer ce troisième épisode; plus rythmé que le second mais qui n'atteint cependant pas le charme naïf que possédait le premier (qui, dans mon souvenir, reste à ce jour le meilleur). Parce que si l'histoire a encore tendance à traîner en longueur (ce qui est volontaire, il faut aussi le rappeler... même si là, pour le coup, il faut avouer qu'on commence un peu à tourner en rond, aussi faudrait-il penser à donner un petit coup de fouet pour la suite... car non, ce n'est pas encore fini !!!......), elle a toutefois le mérite de soulever - comme ses prédécesseurs - des questions pertinentes sur l'amour et les sacrifices que l'on peut faire par amour; tout en continuant à nous en apprendre davantage sur le passé des différents personnages. Parce que les effets spéciaux sont plus crédibles que dans les deux premiers films, sans pour autant être transcendants. Parce que si le couple Kristen Stewart/Robert Pattinson est toujours aussi charmant mais un peu terne dans son jeu, c'est surtout Taylor Lautner - en loup-garou torturé et pris au piège de l'amour (!) - qui retient ici l'attention et apporte un soupçon de tension et d'émotion (si, si !...) à une intrigue par ailleurs sans réelle surprise.

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7) L'ÂGE DE RAISON de YANN SAMUELL

Parce que l'histoire - là encore - s'interroge sur le rêve et la réalité, mais aussi sur l'enfance et l'âge adulte, en posant une question essentielle: que deviennent nos rêves d'enfant. Parce que la mise en scène, malgré un style volontairement décalé et parfois confus, regorge de vraies bonnes idées; qui n'ont - certes - pas suffisamment été exploitées mais sont pourtant bien présentes. Parce que si Sophie Marceau en fait un peu trop, c'est avec un plaisir évident que l'on retrouve le trop rare Michel Duchaussoy, dans un rôle empreint de générosité et de sensibilité.

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8) ROBIN DES BOIS de RIDLEY SCOTT

Seulement huitième et dernière place pour le Robin des Bois à la sauce Scottienne. Surprenant, me direz-vous ?... Oui et non, vous répondrai-je !... Tout simplement parce que ce qui aura certainement été ma plus grande attente cinématographique de 2010 se sera finalement révélé être ma plus grande déception de l'année. La faute à un scénario brouillon, confus et totalement tiré par les cheveux, qui se perd dans les fils d'une intrigue alambiquée et de plus en plus compliquée à suivre au fil des minutes; finissant du coup par perdre le spectateur en cours de route. Alors certes, l'idée de départ (qui, je le rappelle, consistait à raconter l'histoire de Robin des Bois avant qu'il ne devienne... Robin des Bois) était particulièrement astucieuse et ne pouvait que séduire. Certes, Ridley Scott connaît parfaitement son métier et sait mettre en valeur son art et son sens du cinéma à grand spectacle, au travers de grandes scènes de combats, épiques, violentes et brutales; dont il a le secret. Certes, Ridley Scott est un passionné du Moyen Âge, et cela se ressent sans peine dans les diverses reconstitutions médiévales, aussi imposantes que somptueuses. Et certes, Russell Crowe - plus ténébreux et plus viril que jamais - se montre tout à fait à l'aise dans le rôle du célèbre brigand de Sherwood, et est entouré de seconds rôles assez convaincants dans l'ensemble. Mais ça ne suffit pas à sauver le scénario (et, du coup, le film...) du naufrage. Dommage. Vraiment dommage.

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JE LES AI LOUPÉS, À MON GRAND REGRET:

Quelques films que j'aurai aimé voir ou que je serai peut-être allée voir par curiosité lors de leur sortie en salles, mais que j'ai malheureusement manqués, faute de chance, de temps... et, pour certains d'entre eux, de projection.

Parmi eux:

Invictus de Clint Eastwood

Nine de Rob Marshall

Remember Me de Allen Coulter

Bébés de Thomas Balmès

Inception de Christopher Nolan

L'Arbre de Julie Bertuccelli

Oncle Boonmee de Apichatpong Weerasethakul

L'apprenti Père Noël de Luc Vinciguerra

......

Entre autres...

       

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TOP 5 DVD/TV:

Parce que le cinéma ne se découvre pas seulement en salles mais aussi grâce à la magie du DVD et de la télévision, voici donc un petit top - par ordre de préférence, évidemment ! - de cinq films (sélectionnés - non sans difficulté, vous vous en doutez ! - parmi tous ceux vus à la télé et en DVD, et qui ont été chroniqués sur ce blog tout au long de l'année 2010) que j'ai pu découvrir sur le petit écran au cours de ces douze mois.

1) LE FILS DU DÉSERT de JOHN FORD (1948)

Parce qu'à travers l'histoire attendrissante de ces trois bandits qui se prennent - malgré eux - d'affection pour un nouveau-né que le destin a placé sur leur chemin, John Ford revisite audacieusement le mythe des Rois Mages en le transposant à l'époque du Far West, signant ici un western atypique et rare, aux allures de conte de Noël. Parce qu'outre ses nombreuses références bibliques et son caractère très religieux (!), Le Fils du Désert se révèle être par dessus tout un hymne vibrant au pardon, à la rédemption et à la foi; doublé d'une réflexion émouvante sur les notions d'amitié, d'amour, de sacrifice et de justice. Parce que les décors et les couleurs, absolument superbes, font du Fils du Désert un très beau livre d'images, naïf et désuet, et dont on déplie les pages avec plaisir et nostalgie. Parce que dans le rôle principal, John Wayne (dont je ne suis pourtant guère fan !) m'a bouleversée de par l'intensité extrême de son jeu, et de par la dimension infiniment humaine (et humaniste, finalement) qu'il réussit à donner à son personnage de hors-la-loi sans foi ni loi; et aussi parce que le fait de le voir avec un bébé sur les bras possède quelque chose à la fois d'inattendu, de drôle et de particulièrement jouissif (avouons-le !...). Parce que ce film nous démontre qu'il faut toujours croire aux miracles... car ils ne se produisent que pour ceux qui y croient. Et parce que comme le dit très justement le proverbe: "Nous parlons des miracles. Le miracle, c'est la foi...".

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2) LA VIE PASSIONNÉE DE VINCENT VAN GOGH de VINCENTE MINNELLI (1956)

Parce qu'au-delà de son caractère biographique (par ailleurs très fidèle à la vie du véritable Van Gogh), La vie passionnée de Vincent Van Gogh est aussi et surtout une réflexion métaphysique sur la peinture et la création artistique, qui, tout en retraçant le destin tourmenté et hors du commun d'un artiste génial, passionné et passionnant; brosse un portrait pertinent de la peinture et de l'art en général. Parce que la grande réussite de La vie passionnée de Vincent Van Gogh est qu'il ne s'adresse pas seulement aux amoureux de peinture et autres experts de toiles de maître, mais à tous, grâce à une mise en scène subtile et remarquable qui s'interroge avec brio sur le sens caché de la peinture, en cherchant à comprendre pourquoi Van Gogh éprouvait-il ce besoin vital de peindre et que cherchait-il, surtout, à exprimer à travers ses pinceaux. Parce que les couleurs, chatoyantes et lumineuses, parviennent à restituer toute la magnificence visuelle des différentes œuvres évoquées dans ce long-métrage, qui, d'ailleurs, semble lui-même avoir été construit comme un tableau. Parce que Kirk Douglas, impérial, se fond dans la peau de Van Gogh avec autant de justesse que d'intensité; livrant une interprétation inoubliable d'un homme à la personnalité complexe et torturée, pour qui la peinture semblait être une évasion en même temps qu'une obsession; face à un Anthony Quinn désabusé sous les traits de Gauguin.

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3) MAX ET LES FERRAILLEURS de CLAUDE SAUTET (1971)

Parce que Max et les ferrailleurs est tout à la fois un film policier, une chronique sociale et un drame psychologico-criminel, teinté de noirceur et d'amertume. Parce que le récit propose une vision acerbe et sans complaisance d'une certaine idée de la loi et de la justice, qui montre de quelle manière un homme peut aller jusqu'au crime par obsession de la loi et de la justice... le summum de l'ironie. Parce que Max et les ferrailleurs dépeint sobrement la relation amoureuse (?) trouble et complexe entre un flic manipulateur et cynique, et une prostituée frustrée par la vie, qui cache sa frustration derrière sa beauté et son sourire. Parce que la tragédie implacable qui va frapper les différents protagonistes de cette intrigue rondement menée et de cette machination soigneusement calculée se ressent dès le début, faisant peu à peu grimper la tension à mesure que l'histoire avance. Parce que dans les rôles principaux, Michel Piccoli et Romy Schneider - tous deux superbes de retenue - se renvoient admirablement la réplique, entourés par des seconds rôles de premier choix.

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4) AZUR ET ASMAR de MICHEL OCELOT (2006)

Parce qu'après Kirikou et la sorcière et Kirikou et les bêtes sauvages, Michel Ocelot poursuit talentueusement son bonhomme de chemin et s'impose petit à petit comme une valeur sûre du cinéma d'animation français, continuant ici de s'interroger sur la différence avec ce resplendissant et très oriental Azur et Asmar, ou l'histoire de deux enfants qui s'aimaient comme des frères, que le destin va brutalement séparer avant de réunir à nouveau, pour une quête dangereuse et merveilleuse au pays des Mille et Une Nuits. Parce qu'il n'est pas uniquement question de différence dans Azur et Asmar, mais aussi et surtout de fraternité, d'amitié, de respect, de partage, d'écoute, de tolérance, de paix, et, par dessus tout, d'amour; entre les gens et entre les peuples. Parce que si l'intrigue peut au premier abord paraître très classique, Michel Ocelot lui donne au contraire une dimension inattendue et singulière, riche de rebondissements passionnants et de trouvailles inventives; qui évite aussi - et avec quel brio ! - le piège de l'émotion facile, grâce à un final stupéfiant et renversant. Parce que l'animation - féerique - fait preuve d'un réalisme sidérant, et d'une originalité dépaysante. Parce que le doublage est plutôt croustillant dans l'ensemble, mention spéciale à Patrick Timsit, hilarant. Et parce que "petit enfant deviendra grand, il franchira les océans...".

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5) PETER PAN de P.J. HOGAN (2003)

Parce que jamais encore avant ce film, l'histoire - universelle et intemporelle - de Peter Pan n'avait été racontée avec autant de magie, de poésie, d'humour, de romantisme, de sensibilité, d'audace, et, surtout, de fidélité par rapport au récit initial. Parce que le réalisateur P.J. Hogan signe là un fantastique film d'aventures, résolument moderne, ambitieux et adorablement naïf; qui conjugue habilement grand spectacle, innocence et invitation au rêve, sans pour autant perdre de vue la complexité, la mélancolie et la cruauté douce-amère véhiculées par le conte éponyme; et de ce fait, se destine aussi bien aux adultes qu'aux enfants. Parce que derrière cette histoire mythique se cache une réflexion plus profonde et plus ambiguë qu'il n'y paraît sur l'enfance, le rêve, la difficulté de grandir et l'âge adulte. Parce que face à un Jason Isaacs furieusement machiavélique sous les traits du perfide capitaine Crochet, le jeunot Jeremy Sumpter se glisse avec assurance, enthousiasme et charme dans le rôle de Peter Pan; conférant à ce personnage de légende une nouvelle jeunesse et une aura inégalée. Parce que les couleurs et les décors, d'une beauté envoûtante, nous transportent dans un autre monde, dans un Pays Imaginaire plus enchanteur que jamais. Parce que les effets spéciaux, grandioses, se mettent - pour une fois - pleinement au service du scénario, ce qui est malheureusement bien trop rare dans les productions récentes. Parce que ce Peter Pan-là est tout à fait le genre de film qui, au final, nous laisse repartir avec les yeux plein d'étoiles et nous donne envie de crier, haut et fort, à la face du monde: "Je veux que les fées existent !". Oui, moi aussi, j'y crois, j'y crois !...

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ILS NOUS ONT QUITTÉS...

Cette rétrospective est aussi l'occasion de rendre un ultime hommage à tous ces illustres artistes disparus au cours de cette année 2010. R.I.P. et merci à eux qui ont su apporter un peu de rêve et de paillettes dans notre quotidien.

 Éric Rohmer (21 mars 1920 - 11 janvier 2010)

 Jean Simmons (31 janvier 1929 - 22 janvier 2010)

 Georges Wilson (16 octobre 1921 - 3 février 2010)

 Dennis Hopper (17 mai 1936 - 29 mai 2010)

 Laurent Terzieff (27 juin 1935 - 2 juillet 2010)

 Bernard Giraudeau (18 juin 1947 - 17 juillet 2010)

 Bruno Cremer (6 octobre 1929 - 7 août 2010)

 Alain Corneau (7 août 1943 - 29 août 2010)

 Claude Chabrol (24 juin 1930 - 12 septembre 2010)

 Arthur Penn (27 septembre 1922 - 28 septembre 2010)

 Tony Curtis (3 juin 1925 - 29 septembre 2010)

 Julien Guiomar (3 mai 1928 - 22 novembre 2010)

 Irvin Kershner (29 août 1923 - 27 novembre 2010)

 Blake Edwards (26 juillet 1922 - 15 décembre 2010)

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Et aussi...

Maxime Leroux (26 mars 1951 - 21 janvier 2010)

Roger Pierre (30 août 1923 - 23 janvier 2010)

Pierre Vaneck (15 avril 1931 - 31 janvier 2010)

Peter Graves (18 mars 1926 - 14 mars 2010)

John Forsythe (29 janvier 1918 - 1 avril 2010)

Gary Coleman (8 février 1968 - 28 mai 2010)

Ginette Garcin (4 janvier 1928 - 10 juin 2010)

Pierre Maguelon (3 septembre 1933 - 10 juillet 2010)

Suso Cecchi d'Amico (21 juillet 1914 - 31 juillet 2010)

Colette Renard (1 novembre 1924 - 6 octobre 2010)

Leslie Nielsen (11 février 1926 - 28 novembre 2010)

Bernard-Pierre Donnadieu (2 juillet 1949 - 27 décembre 2010)

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MES ATTENTES POUR 2011...

Comme sans doute beaucoup de monde, LE film que j'attends le plus en 2011 est sans conteste possible le Tintin de Steven Spielberg, inspiré de l'album LE SECRET DE LA LICORNE, et qui ne devrait pas débarquer sur les écrans français avant le 26 octobre prochain. Tonnerre de Brest, voici une attente qui s'annonce encore longue, très longue !...

Ensuite, ayant littéralement été conquise par le fabuleux TOY STORY 3 (lire ci-dessus), qui m'a - entre guillemets - réconciliée avec Pixar après les deux petites (et je dis bien petites... parce que, malgré tout, ça reste quand même du haut de gamme, même si j'ai été moins convaincue) déceptions que furent pour moi WALL.E et Là-haut, je suis très impatiente et très curieuse de voir la cuvée 2011, Cars 2, prévue pour cet été (même si, là aussi, le premier volet ne m'a pas emballée plus que ça; mais m'a néanmoins laissé, je l'avoue, le souvenir d'un film agréable et original).

Dans un tout autre registre, et ayant déjà vu les trois premiers opus (lire ci-dessus), je pense aussi que j'irai certainement (et logiquement !...) voir la première partie du quatrième et dernier chapitre de la saga fantastico-romantique TWILIGHT, annoncée pour le mois de novembre.

Avant cela, je serai très curieuse (bien qu'assez sceptique... mais comme on dit, il ne faut jamais juger avant d'avoir vu, donc attendons !...) de voir ce que peut donner La Fille du Puisatier revisitée par Daniel Auteuil, et dont la sortie est prévue pour le 27 avril.

Mais pour l'heure, si j'ai raté INVICTUS (lire ci-dessus), j'ai en revanche très envie de découvrir le nouveau Clint Eastwood, Au-delà, en salles à partir du 19 janvier.

Tout simplement, j'espère que 2011 - cinématographiquement parlant - sera encore riche en surprises, frissons, découvertes, émotions, expériences, et, surtout, rêves.

BONNE ANNÉE 2011 À TOUTES ET À TOUS ! ;-)

  



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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 06:59

Après avoir cambriolé une banque, trois bandits s'enfuient dans le désert. Ils y trouvent une femme mourante sur le point d'accoucher. Ils font alors le serment à la mère de recueillir et de protéger le bébé.

Après un hold-up, Robert, Pedro et William, trois hors-la-loi; fuient le shérif Buck et ses hommes, pour gagner le désert d'Arizona. Allant d'un point d'eau au suivant, ils découvrent bientôt les vestiges d'un chariot abandonné, où une mère mourante leur confie son nouveau-né... Dans un premier temps désemparés, les trois bandits finissent par trouver une malle portant la mention "pour bébé", et contenant quelques objets destinés au nourrisson, ainsi qu'une Bible. Peu à peu, ces trois "durs à cuire" au cœur tendre s'attachent à l'enfant, le protégeant de tous les dangers, et prenant grand soin de lui. Mais le shérif Buck, inlassablement, les traque et les poursuit, prêt à tout pour les rattraper et les mettre sous les verrous...

Avis:

En ces ultimes - déjà !... - jours de l'année 2010, où Noël approche à grands pas et où l'excitation est à son comble, entre l'arrivée tant attendue des vacances et la neige qui a déjà enveloppé dans son épais manteau blanc une bonne partie de la France (!); me prend soudain l'envie de mettre à l'honneur sur ce blog (et aussi, pourquoi pas, de remettre au goût du jour...) un film trop méconnu et injustement oublié dans l'œuvre de l'immense réalisateur qu'était John Ford. Un film assez singulier, qui commence comme un western ordinaire (Ford, on le sait, était un pionnier du genre, auquel il a d'ailleurs donné ses lettres de noblesse) et qui, au final, se rapproche plutôt du conte de Noël. Western, conte de Noël, récit initiatique, quête spirituelle, parabole métaphorique sur le bien et le mal: LE FILS DU DÉSERT, tourné en 1948, est tout cela à la fois. Il demeure également l'un des plus beaux films de John Ford. L'un des plus émouvants en tout cas, à ranger aux côtés de classiques tels que LES RAISINS DE LA COLÈRE ou QU'ELLE ÉTAIT VERTE MA VALLÉE. S'inspirant d'une nouvelle de Peter B. Kyne (qui fut déjà portée à l'écran de nombreuses fois, notamment par... John Ford, en 1919 !), LE FILS DU DÉSERT se situe en plein cœur de l'Arizona et narre l'histoire extraordinaire et merveilleuse de trois hors-la-loi qui, après avoir dévalisé une banque, sont pris en chasse par le shérif et ses hommes et prennent la fuite en direction du désert. Dans leur fugue, ils vont bientôt découvrir les vestiges d'un convoi abandonné, où une femme mourante va leur confier son fils nouveau-né, faisant ainsi d'eux les trois parrains (le titre original, THREE GODFATHERS, signifiant littéralement TROIS PARRAINS... personnellement, je trouve que LE FILS DU DÉSERT est un titre bien plus joli et bien plus symbolique...) improvisés de l'enfant. Transformés malgré eux en pères adoptifs, les trois hommes finiront pourtant par s'attacher au nourrisson, le protégeant de tous les dangers, tandis que le shérif s'acharne à les poursuivre... En lisant ce résumé, on pense évidemment tout de suite à l'histoire des Rois Mages (voyez, ce n'est pas un hasard si j'ai choisi d'évoquer ce film à seulement quelques jours de Noël...), qui est revisitée avec beaucoup d'audace et de talent par John Ford. Le mythe des Rois Mages n'est cependant pas la seule référence biblique que l'on décèlera dans ce film, qui en regorge de bout en bout. Outre la mise en scène magistrale de John Ford, qui mêle adroitement action, humour, émotion et même fantastique, nous offrant tantôt de véritables morceaux de bravoure, tantôt de grandes séquences intimistes; la principale réussite du FILS DU DÉSERT réside dans son interprétation, parfaite à tous les niveaux (malgré un côté parfois trop théâtral, certainement dû au poids - ô combien lourd ! - des années). Entouré des excellents Pedro Armendariz, Harry Carey Jr. et Ward Bond (lequel prête ses traits au redoutable shérif), l'inénarrable John Wayne (dont je suis pourtant loin d'être fan !) livre une composition d'une extrême intensité émotionnelle, conférant à son personnage de hors-la-loi sans foi ni loi (amusant, pour une fois, Wayne n'incarne pas le valeureux justicier, défenseur de la veuve et l'orphelin... quoique !) une humanité et une sensibilité des plus bouleversantes. À ce titre, le personnage de Wayne et son parcours intérieur sont de loin les plus intéressants de l'histoire: dans un premier temps athée (voir de quelle manière il rejette la Bible à plusieurs reprises !), il va malgré lui être amené à rentrer dans le droit chemin... Au-delà donc de son propos au caractère très religieux (il faut bien l'admettre !...), LE FILS DU DÉSERT résonne aussi et surtout comme un vibrant hymne au pardon, à la rédemption et à la foi; doublé d'une réflexion poignante sur les notions d'amitié, d'amour, de sacrifice et de justice. Une réflexion sublimée par des images et des décors (ah, ces grands espaces typiquement Fordiens !...) à la beauté quasi picturale, bénéficiant d'un Technicolor flamboyant et lumineux; et portée par la divine musique de Richard Hageman, envoûtante et par instants très mystique. Bref, LE FILS DU DÉSERT est non seulement un film captivant et rare, quelque peu atypique dans l'œuvre de John Ford, mais il est par dessus tout un très beau livre d'images, naïf et coloré; et dont on déplie les pages avec un plaisir volontiers nostalgique, en pensant à la magie et à la quintessence d'un certain âge d'or cinématographique, aujourd'hui révolu...

Si la fin semble sans doute trop belle pour être totalement crédible (de même que l'intrigue elle-même d'ailleurs, qui est par moments trop improbable pour être complètement vraisemblable), il ne faut pas oublier que LE FILS DU DÉSERT est - certes un western, un grand western même - mais aussi et surtout une sorte de conte quelque peu fantastique et onirique sur le bien et le mal, qui use de symboles pour mieux transporter le spectateur et le toucher, par la même occasion, en plein cœur. Vous l'aurez donc compris, LE FILS DU DÉSERT est l'exemple type du chef-d'œuvre oublié, méconnu et sous-estimé; et qu'il faut absolument redécouvrir si ce n'est déjà fait. Pour clore ce dernier article de l'année 2010, je terminerai en vous souhaitant tout d'abord de très joyeuses fêtes à toutes et à tous, et enfin, en citant cette très belle maxime qui, je trouve, sonne très juste et prend tout son sens lorsqu'on l'applique au FILS DU DÉSERT: "Nous parlons des miracles. Le miracle, c'est la foi...".



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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 09:24

Se servant d'une prostituée, un flic fabrique de toutes pièces un flagrant délit, dans l'espoir d'arrêter une bande de petits malfrats amateurs. Une sombre machination qui va rapidement se transformer en une implacable tragédie. Laquelle n'épargnera personne.

Ancien juge d'instruction reconverti en inspecteur de police, Max a de la justice une conception tout à fait personnelle. Pour être sûr que les malfaiteurs qu'il arrête vont être condamnés sévèrement, il tient à les surprendre en flagrant délit. Un jour, il rencontre par hasard Abel, un vieux copain qu'il n'a pas vu depuis de longues années. Ravi de ces retrouvailles, Abel - qui ignore tout de la profession de son camarade d'antan, lequel lui a donné peu de détails sur sa vie actuelle - lui confie qu'il a mal tourné. Truand de petite envergure, il s'est spécialisé dans le pillage de chantiers de construction, avec une bande de ferrailleurs, dans les environs de Nanterre. Une idée machiavélique germe alors dans l'esprit de Max, qui trouve là une parfaite occasion de créer et d'inciter une situation de flagrant délit...

Avis:

C'est à travers un jeu de séduction cynique et cruel, genre je t'aime moi non plus, entre les deux personnages principaux interprétés par Michel Piccoli et Romy Schneider, que va se jouer toute la dramaturgie, l'ambiguïté, le suspense, la réflexion et la puissance émotionnelle de l'intrigue de MAX ET LES FERRAILLEURS, réalisé par Claude Sautet en 1971 et considéré par le cinéaste lui-même comme l'un de ses films préférés (Sautet était connu pour son habitude systématique de remonter la plupart de ses films, or, il n'a quasiment pas touché à celui-ci, preuve de l'immense affection qu'il lui vouait). MAX ET LES FERRAILLEURS se situe à mi-chemin entre le film policier et la chronique sociale, genre dans lequel Sautet s'illustrera brillamment par la suite. MAX ET LES FERRAILLEURS marque également les retrouvailles du couple Piccoli/Schneider, un an après LES CHOSES DE LA VIE, du même Claude Sautet. Max (Piccoli donc, inoubliable en flic manipulateur et menteur, plutôt antipathique et volontiers salaud sur les bords) est un ancien juge d'instruction qui s'est reconverti en inspecteur de police. Il n'a jamais digéré le fait d'avoir dû, lorsqu'il était juge, relâcher un suspect, faute de preuves; et nourrit depuis le désir obsessionnel de surprendre les malfrats en flagrant délit. Solitaire, aigri et frustré, il n'hésite pas, au moment où l'occasion se présente, à provoquer lui-même une situation de flagrant délit, en devenant indirectement l'instigateur d'un hold-up. Pour cela, il va se servir de Lily (Romy, au sommet de sa beauté et de son art... elle a d'ailleurs dû insister pour obtenir le rôle), une prostituée, à qui il fait croire qu'il est banquier. Lentement, la mécanique se met en place, prenant peu à peu Max lui-même à son propre piège... tel est pris qui croyait prendre. Si l'intrigue s'avère aussi passionnante, c'est peut-être parce qu'elle ne raconte pas seulement une banale histoire policière, mais aussi - quelque part - une histoire d'amour complexe entre Max et Lily, entre le flic et la fille des rues, entre deux êtres frustrés par la vie; et qui vont, jusqu'au surprenant dénouement, entretenir des rapports troubles et indéchiffrables. Mais MAX ET LES FERRAILLEURS est aussi une réflexion puissante sur la loi et la justice, qui montre de quelle manière un individu (en l'occurrence, Max) peut aller jusqu'au crime par obsession de la loi et de la justice... l'ironie à son paroxysme. Si Michel Piccoli et Romy Schneider - en osmose parfaite - se renvoient admirablement la réplique, les seconds rôles ne sont pas non plus en reste et crèvent littéralement l'écran, de Bernard Fresson à François Périer, sans oublier Georges Wilson (entre autres). Claude Sautet ne s'est pas uniquement contenté de choisir les plus grands, il a aussi choisi les meilleurs et cela se ressent, dans l'interprétation comme dans les dialogues, signés Jean-Loup Dabadie, qui a également participé à l'écriture du scénario. À noter enfin, la très belle musique de Philippe Sarde, qui accompagne magnifiquement les images. En bref, le talent de metteur en scène de Claude Sautet associé à la beauté du couple Piccoli/Schneider ont contribué à faire de MAX ET LES FERRAILLEURS un classique absolu du cinéma français et l'un des films les plus aboutis de son auteur. Incontournable, évidemment.



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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 09:20

Apprenant qu'Edward, son père, est sur le point de mourir, Will décide de se rapprocher de lui pour enfin connaître cet homme qui a bercé son enfance avec des contes plus ou moins fantastiques dans lesquels il se mettait en scène aux côtés de personnages extravagants et extraordinaires.

L'histoire à la fois drôle et poignante d'Edward Bloom, un père débordant d'imagination, et de son fils William, dit Will. Ce dernier retourne au domicile familial après l'avoir quitté longtemps auparavant, pour être au chevet de son père, atteint d'un cancer. Il souhaite mieux le connaître et découvrir ses secrets avant qu'il ne soit trop tard. L'aventure débutera véritablement lorsque Will tentera de discerner le vrai du faux dans les propos de son père mourant. Et ce faisant, il comprendra aussi que, derrière les récits incroyables de son géniteur, la vie a souvent bien plus d'imagination que n'en portent nos rêves...

Avis:

Cinéaste atypique si il en est, Tim Burton fait partie de ces (trop...) rares réalisateurs qui ont su se construire un univers cinématographique à leur image, et dont la filmographie épouse au plus près la personnalité. BIG FISH, qui date de 2003, en est certainement l'un des plus beaux exemples dans l'œuvre ô combien singulière de mister Burton. Au moment où Burton découvre le scénario de BIG FISH (lequel s'inspire en fait d'un roman éponyme de Daniel Wallace, qui fait d'ailleurs une petite apparition clin d'œil dans le film), il vient de perdre successivement son père et sa mère, et se sent alors profondément touché par ce synopsis, au centre duquel la famille - et plus particulièrement la paternité - tient une place primordiale. Mais avant d'atterrir entre les mains de Tim Burton, BIG FISH avait d'abord été proposé à Steven Spielberg, qui avait accepté de le diriger avant de finalement se désister pour se consacrer à la réalisation d'un tout autre long-métrage, ARRÊTE-MOI SI TU PEUX, lui aussi inspiré d'un livre. Pour le rôle principal d'Edward Bloom, Tim Burton avait dans un premier temps envisagé de faire appel à Jack Nicholson, avec qui il avait déjà travaillé sur BATMAN et MARS ATTACKS! (anecdote amusante, Nicholson avait déjà été choisi par Spielberg lorsque celui-ci devait initialement réaliser le film), avant de se tourner vers Ewan McGregor (Edward jeune) et Albert Finney (Edward âgé). Le rôle de Sandra, l'épouse d'Edward, sera quant à lui confié à Alison Lohman (Sandra jeune) et Jessica Lange (Sandra âgée). Billy Crudup, Marion Cotillard, Helena Bonham Carter et Danny DeVito complèteront la distribution. À réalisateur prestigieux, casting prestigieux. Une fois n'est pas coutume, le ton et le style si particuliers, volontairement décalés, qui imprègnent l'œuvre du cinéaste sont aisément identifiables dans ce BIG FISH, au travers duquel la mise en scène jongle une fois encore avec le fantastique et le gothique, la noirceur et la candeur. Passionnante, l'intrigue donne à nouveau à Burton l'occasion d'explorer les limites qui existent entre le monde du réel et le monde de l'imaginaire, tout en lui offrant également l'opportunité de dresser - justement - un audacieux parallèle entre le réel et l'imaginaire. À cela s'ajoute une réflexion magnifique et infiniment émouvante sur la valeur de la famille et les relations père/fils. On retiendra aussi l'envoûtante partition de Danny Elfman (habituel complice de Burton), qui signe ici une somptueuse BO, empreinte d'émotion et de douceur. Entre onirisme et poésie absurde, BIG FISH constitue un divertissement de premier choix, attachant et magique, à partager en famille.



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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 08:31

Deux monstres employés à récolter des cris d'enfants se prennent d'affection pour une fillette, qui a inversé les rôles en pénétrant dans leur monde.

La cité de Monstropolis est peuplée de monstres de tous acabits. Parmi eux, Jacques Sullivan - dit Sulli -, monstre cornu de 2m40 de haut à la fourrure bleu-vert tachetée de violet; et son pote Robert Razowski - dit Bob -, drôle de mini-cyclope vert; tous deux employés chez Monstres & Cie, une usine d'extraction de cris d'enfants, principale source d'énergie de la ville. Des hurlements recueillis la nuit en pénétrant dans les chambres des bambins, par le biais de portes de placards magiques. C'est ainsi qu'une nuit, Sulli découvre, effaré, que Bouh, une petite fille, est entrée dans Monstropolis grâce à l'une de ces portes magiques. Les monstres croyant les humains toxiques, Sulli doit impérativement ramener Bouh chez elle. Avec l'aide de Bob, il va s'atteler à cette tâche pour le moins délicate et plus dangereuse qu'il n'y paraît...

Avis:

J'ignore si c'est à cause de la réalisation, prenante et magistrale à tous les points de vue; du scénario, intemporel et universel dans son thème et son message; de l'animation, magnifique et fourmillant de détails; des personnages, tellement réalistes et attachants qu'on voudrait ne jamais les quitter; ou à cause justement de la combinaison de tous ces éléments qui firent le succès et la réussite de ce film, quatrième long-métrage des studios Pixar; mais je le dis sans honte, MONSTRES & CIE est une œuvre qui m'a profondément bouleversée et émue aux larmes lorsque je l'ai (enfin !) découverte il y a une quinzaine de jours, lors de sa première diffusion en clair, sur TF1 (et oui, ayant eu une enfance bercée par les films Disney - les vieux Disney, je précise ! -, c'est donc sur le tard que j'ai découvert, les uns après les autres et dans le désordre le plus total, les films Pixar). Et pourtant, j'ai depuis belle lurette déjà passé l'âge des dessins animés !... Seulement voilà: à la différence des productions Disney, qui se destinent à tous mais dont la cible principale reste tout de même les enfants (bah oui, il faut bien l'admettre... même si, personnellement, je n'ai absolument rien contre Disney, bien au contraire !...); les productions Pixar, elles, s'adressent aussi bien aux enfants qu'aux adultes, aux jeunes... qu'aux moins jeunes (!). Plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, un scénario toujours très poussé, dont l'intelligence et l'originalité n'ont d'égales que la richesse et la maturité de la réflexion qui s'ensuit. Puis, un humour souvent assez proche de la dérision et du clin d'œil, lisible à différents niveaux d'âge, selon que l'on soit enfant ou adulte. Enfin, une animation toujours au top, qui allie à la fois prouesse technologique et beauté plastique. Sans oublier, naturellement, toutes les autres qualités secondaires (à savoir des personnages souvent hauts en couleur, un doublage souvent prestigieux en VF comme en VO, ou encore toute une palette de sentiments - nostalgie, mélancolie, noirceur... - rarement exprimée dans un dessin animé...) qui ont contribué à faire de Pixar le maître absolu de l'animation en images de synthèse. Une place enviable que le géant américain n'est visiblement pas près de quitter de sitôt, lorsqu'on voit l'extraordinaire tour de force de son dernier bijou, TOY STORY 3. MONSTRES & CIE (MONSTERS, INC. en VO), qui date de 2001 et signé Pete Docter (co-réalisé par David Silverman et Lee Unkrich), ne déroge évidemment pas à la règle; conjuguant virtuosité scénaristique, humour joyeusement loufoque et animation parfaite; tout en mettant en scène des personnages fascinants, qui nous ramènent lentement à notre enfance et à notre imaginaire enfantin, avec sa peur du noir et des monstres dissimulés sous le lit ou... dans les placards (!). En ce sens, par son scénario et ses thèmes, MONSTRES & CIE est justement très proche du premier TOY STORY, lequel était déjà très axé sur le monde de l'enfance et son imaginaire. Les rebondissements et les poursuites abondent, de même que les gags, hilarants et irrésistibles; dans ce film au rythme trépidant, qui alterne audacieusement action, suspense, fantaisie, créativité, drôlerie, tendresse et émotion; tout en nous offrant de spectaculaires morceaux de bravoure (la traversée haletante des innombrables portes magiques, notamment), aujourd'hui devenus cultes. Si Sulli et son inséparable acolyte Bob forment un tandem comique des plus croustillants, de même que toute la joyeuse troupe de monstres qui les entourent, la palme du meilleur personnage de MONSTRES & CIE revient sans conteste à la petite Bouh (laquelle semble d'ailleurs préfigurer le futur personnage de Bonnie, l'adorable fillette à qui Andy confie ses jouets, dans TOY STORY 3). Comment en effet ne pas fondre devant sa frimousse craquante et son charabia enfantin incompréhensible, mais plein de vie, de joie, d'amour ?... Avec Bouh, les animateurs de Pixar ont tout simplement imaginé l'un des personnages humains les plus attachants et les plus touchants de toute leur œuvre. Et, sur la fin (quelle fin, au passage !), l'amitié indéfectible de Bouh envers Sulli (Sulli qui, au final, apparaît plus comme une espèce de gros nounours au cœur tendre qu'un monstre pur et dur) est de celles qui vous prennent directement à la gorge et vous ramènent droit au pays de l'enfance et du rêve.

Hormis peut-être quelques légères réserves quant à un début extrêmement (trop ?...) mouvementé et à l'inverse, une seconde partie plus lente; et des personnages secondaires parfois trop stéréotypés et prévisibles (le personnage du méchant, notamment), MONSTRES & CIE demeure par ailleurs l'un des films les plus aboutis et les plus riches de Pixar. En résumé, MONSTRES & CIE est à l'image même de son propos et de son univers: monstrueusement génial ! Une suite est d'ailleurs attendue pour 2012.



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