Partager l'article ! ROBIN DES BOIS PRINCE DES VOLEURS de KEVIN REYNOLDS (1991): ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS !ROBIN DES BOIS PRINCE DES VOLEURS (Robin Hood prince of thi ...
ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS !
ROBIN DES BOIS PRINCE DES VOLEURS (Robin Hood prince of thieves)
Film américain
Date de sortie: 7 août 1991
Genre: Aventures Durée: 2h18 Tous publics
Conseil personnel: Pour adolescents et adultes.
Disponible en DVD, VHS et Blu-Ray - Couleur
En 1193, fuyant les prisons de Jérusalem, Robin de Locksley et son compagnon de croisade, le maure Azeem, regagnent l'Angleterre. Là-bas, une mauvaise surprise attend Robin: son père a été exécuté comme hérétique et son domaine confisqué par le cruel shérif de Nottingham, qui fait régner la tyrannie sur les habitants de la région. Ayant réussi à échapper aux hommes de celui-ci, Robin, Azeem et Duncan, un vieux serviteur à qui les sbires du shérif ont crevé les yeux; se réfugient dans la forêt - réputée maudite - de Sherwood et y rencontrent Petit Jean, chef d'une bande de hors-la-loi. Après une bagarre épique entre Robin et ce dernier, ils deviennent amis, et Robin, Azeem et Duncan se joignent aussitôt à la bande. Tous ensemble, ils vont s'opposer au shérif de Nottingham et essayer de ramener la paix et la justice dans le royaume, tandis que Robin va également tenter de conquérir le cur de la belle Marianne, sur qui il a été chargé de veiller par un ami défunt...

LA CHRONIQUE DE KLEINHASE:
Alors que le très attendu << Robin des Bois >> revisité par Ridley Scott fait aujourd'hui même, en ce mercredi 12 mai 2010, l'ouverture du 63e Festival de Cannes et sort simultanément dans toutes les salles de France, j'aimerais revenir sur l'un des derniers grands films qui ait été consacré à ce personnage de légende: je veux évidemment parler de Robin des Bois prince des voleurs, réalisé par Kevin Reynolds en 1991 (19 ans déjà... bon Dieu qu'ça passe vite !...).
Depuis l'avènement du 7e Art jusqu'à nos jours, le personnage de Robin des Bois fait partie - avec ceux de Lancelot du Lac, d'Ivanhoé ou encore du roi Arthur - de ces héros mythiques que les metteurs en scène affectionnent tant et qui continuent à inspirer le grand écran, qui se régale à adapter - avec plus ou moins de réussite - ses aventures et exploits. Et déjà nombreuses sont les uvres cinématographiques consacrées à ce justicier au grand cur.
Parmi les films les plus célèbres relatant l'histoire de Robin des Bois, on garde notamment en mémoire << Les aventures de Robin des Bois >> de Michael Curtiz, tourné en 1938 avec Errol Flynn dans le rôle titre; le << Robin des Bois >> animé des studios Disney, datant de 1973 et dans lequel l'intrigue - transposée dans le royaume animalier - offre à Robin les traits d'un renard rusé et espiègle; ou encore, beaucoup moins connu (j'avoue que moi-même, je ne l'ai jamais vu !) mais qui fait pourtant figure de classique, << La rose et la flèche >> (1976), où Robin est interprété par Sir Sean Connery. Sean Connery qui fait justement une apparition surprise en forme de clin d'il à la fin de ce Robin des Bois prince des voleurs, le temps d'une scène brève mais ô combien savoureuse, au cours de laquelle on le voit endosser la couronne du bon roi Richard Cur de Lion (pour notre plus grand plaisir, d'ailleurs !).
Ici, point d'Errol Flynn, point de renard, point de Sean Connery. L'inénarrable héros a le visage et le charme d'un Kevin Costner en grande forme, plus bondissant que jamais, qui l'incarne avec énormément de panache et de conviction, trouvant là l'un de ses meilleurs rôles. Il donne la réplique à un Morgan Freeman magnifique dans le rôle du maure Azeem, l'ami fidèle et valeureux de Robin.
Mary Elizabeth Mastrantonio compose de son côté une très jolie Marianne, tandis qu'Alan Rickman incarne avec une jubilation des plus délectables un shérif de Nottingham parfaitement immonde et affreux. Il ne faut pas oublier non plus de mentionner les différents personnages secondaires qui gravitent autour du protagoniste principal et qui sont interprétés avec talent par des acteurs très enjoués. On saluera plus particulièrement les croustillantes prestations de Nick Brimble (alias Petit Jean), Christian Slater (alias Will Scarlett), Michael McShane (alias Frère Tuck), Michael Wincott (alias Guy de Gisborne), et Walter Sparrow (alias Duncan); entre autres.
L'intrigue - si elle est globalement de facture assez classique - réserve néanmoins son lot de surprises et de nouveautés, et est revisitée avec modernité et intelligence par Kevin Reynolds, qui confère à ce mythe universel une seconde jeunesse et une fraîcheur bienvenue. Certains personnages du récit initial ont par exemple été supprimés (le prince Jean Sans Terre) pour laisser la place à d'autres plus surprenants (à l'instar de l'horrible sorcière associée au shérif de Nottingham, interprétée par l'effrayante Geraldine McEwan).
Orchestrée tambour battant avec un sens inné du spectacle et de l'aventure, la mise en scène multiplie les rebondissements, enchaîne les actes de bravoure, alterne les cavalcades et autres courses-poursuites sur une action non-stop et dans des décors d'une renversante beauté; propres à créer cette ambiance héroïque qui inonde constamment l'histoire et ses personnages. Pour la petite anecdote, plusieurs scènes de ce film ont été tournées autour et dans la Cité de Carcassonne qui, il est vrai, constitue un lieu idéal pour ce type de production (Robin des Bois prince des voleurs n'est d'ailleurs pas le seul film à avoir été tourné là-bas, si je ne m'abuse !). L'ensemble est en outre émaillé d'une bonne dose d'humour, ainsi que d'une délicate touche de romantisme. Enfin, j'ajouterais juste un dernier mot pour souligner la superbe bande originale de Michael Kamen, dont les notes intensément épiques apportent un souffle supplémentaire à la réalisation - déjà très enlevée - de Kevin Reynolds.

EN GUISE DE CONCLUSION:
Bagarres, félonie, humour, magie, amour, sorcellerie: tous les ingrédients sont au rendez-vous pour faire de ce Robin des Bois prince des voleurs une ébouriffante réussite et un divertissement familial de haut niveau (pour les plus jeunes spectateurs, attention toutefois à la violence de certaines scènes, qui peut heurter), que l'on prend encore et toujours plaisir à revoir, 19 ans plus tard. Bref, un film qui se bonifie avec le temps, cela étant très probablement dû à la qualité exceptionnelle de l'interprétation et de la réalisation, romanesque et fougueuse à souhait. Pas forcément un chef-d'uvre, mais du bien bel ouvrage dont on aurait vraiment tort de se priver !...

K.H.
Nominations et récompenses obtenues, le détail complet > ICI

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