Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 09:20

Apprenant qu'Edward, son père, est sur le point de mourir, Will décide de se rapprocher de lui pour enfin connaître cet homme qui a bercé son enfance avec des contes plus ou moins fantastiques dans lesquels il se mettait en scène aux côtés de personnages extravagants et extraordinaires.

L'histoire à la fois drôle et poignante d'Edward Bloom, un père débordant d'imagination, et de son fils William, dit Will. Ce dernier retourne au domicile familial après l'avoir quitté longtemps auparavant, pour être au chevet de son père, atteint d'un cancer. Il souhaite mieux le connaître et découvrir ses secrets avant qu'il ne soit trop tard. L'aventure débutera véritablement lorsque Will tentera de discerner le vrai du faux dans les propos de son père mourant. Et ce faisant, il comprendra aussi que, derrière les récits incroyables de son géniteur, la vie a souvent bien plus d'imagination que n'en portent nos rêves...

Avis:

Cinéaste atypique si il en est, Tim Burton fait partie de ces (trop...) rares réalisateurs qui ont su se construire un univers cinématographique à leur image, et dont la filmographie épouse au plus près la personnalité. BIG FISH, qui date de 2003, en est certainement l'un des plus beaux exemples dans l'œuvre ô combien singulière de mister Burton. Au moment où Burton découvre le scénario de BIG FISH (lequel s'inspire en fait d'un roman éponyme de Daniel Wallace, qui fait d'ailleurs une petite apparition clin d'œil dans le film), il vient de perdre successivement son père et sa mère, et se sent alors profondément touché par ce synopsis, au centre duquel la famille - et plus particulièrement la paternité - tient une place primordiale. Mais avant d'atterrir entre les mains de Tim Burton, BIG FISH avait d'abord été proposé à Steven Spielberg, qui avait accepté de le diriger avant de finalement se désister pour se consacrer à la réalisation d'un tout autre long-métrage, ARRÊTE-MOI SI TU PEUX, lui aussi inspiré d'un livre. Pour le rôle principal d'Edward Bloom, Tim Burton avait dans un premier temps envisagé de faire appel à Jack Nicholson, avec qui il avait déjà travaillé sur BATMAN et MARS ATTACKS! (anecdote amusante, Nicholson avait déjà été choisi par Spielberg lorsque celui-ci devait initialement réaliser le film), avant de se tourner vers Ewan McGregor (Edward jeune) et Albert Finney (Edward âgé). Le rôle de Sandra, l'épouse d'Edward, sera quant à lui confié à Alison Lohman (Sandra jeune) et Jessica Lange (Sandra âgée). Billy Crudup, Marion Cotillard, Helena Bonham Carter et Danny DeVito complèteront la distribution. À réalisateur prestigieux, casting prestigieux. Une fois n'est pas coutume, le ton et le style si particuliers, volontairement décalés, qui imprègnent l'œuvre du cinéaste sont aisément identifiables dans ce BIG FISH, au travers duquel la mise en scène jongle une fois encore avec le fantastique et le gothique, la noirceur et la candeur. Passionnante, l'intrigue donne à nouveau à Burton l'occasion d'explorer les limites qui existent entre le monde du réel et le monde de l'imaginaire, tout en lui offrant également l'opportunité de dresser - justement - un audacieux parallèle entre le réel et l'imaginaire. À cela s'ajoute une réflexion magnifique et infiniment émouvante sur la valeur de la famille et les relations père/fils. On retiendra aussi l'envoûtante partition de Danny Elfman (habituel complice de Burton), qui signe ici une somptueuse BO, empreinte d'émotion et de douceur. Entre onirisme et poésie absurde, BIG FISH constitue un divertissement de premier choix, attachant et magique, à partager en famille.



Partager cet article
Repost0

commentaires

M
Ou est le vrai, où est le faux.....difficile à découvrir quand on a un père comme celui-ci......Très belle histoire pleine de poésie ou l'émotion est souvent au rendez-vous. Les images sont superbes et, entraînent avec l'histoire, le spectateur loin dans son imaginaire. On entend même le souffle (presqu'un chant) de cet énorme poisson....A voir