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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 15:11

Et encore une de passée !... L'année 2010 s'est refermée il y a un peu plus d'une semaine, laissant derrière elle un flot de souvenirs aussi nombreux que variés. Catastrophes naturelles (le séisme d'Haïti, la tempête Xynthia, l'éruption du volcan - impossible de retenir son nom !... - islandais...), moments de joie et d'émotion (le sauvetage des mineurs chiliens...), cuisants échecs et déceptions (le fiasco des Bleus en Afrique du Sud...), ou encore intempéries météorologiques (la neige qui, dès le mois de novembre, a paralysé la France ainsi qu'une grande partie de l'Europe...); sont autant d'événements différents dans leurs genres mais qui auront, inévitablement, et chacun à leur manière, laissé une empreinte indélébile dans l'année 2010.

Aussi, le moment est maintenant venu de faire travailler sa mémoire et ses méninges afin de dresser le traditionnel et incontournable bilan annuel du 7e Art. Coups de cœur, coups de poing, coups de gueule, bonnes surprises et déceptions: place au florilège de tout ce que le cinéma aura pu offrir de meilleur (ou de pire !...) tout au long de ces douze mois. Place donc au top, à mon top ciné 2010. Un top qui, cette année, fait la part belle au cinéma d'animation; ayant effectivement vu quatre - un record !... - dessins animés, et pas des moindres, comme vous pourrez le constater dans les lignes qui vont suivre.

Si vous souhaitez réagir, libre bien sûr à vous de vous exprimer à travers les commentaires. Je serai encore une fois très heureuse, et très curieuse (!), de savoir quels ont été vos coups de cœur et coups de gueule cinématographiques de l'année écoulée. N'hésitez donc pas à faire part de vos opinions, les débats sont d'ores et déjà ouverts, et n'attendent que vous !

AND LET'S GO !... :-D

¤¤

TOP CINÉ:

Par ordre de préférence, mon classement des films découverts en salles en 2010.

1) TOY STORY 3 de LEE UNKRICH

Parce qu'après un premier opus innovant qui fit date dans l'histoire du cinéma en devenant le premier dessin animé entièrement et exclusivement réalisé en images de synthèse, et après un second volet encore plus délirant et créatif; Pixar remet le couvert et fait, une fois encore, des miracles, réussissant - pour la troisième fois consécutive, ce qui est assez rare pour être souligné - à atteindre ce niveau de qualité exceptionnel qui avait déjà fait le succès des deux premiers Toy Story, et même à le surpasser, en relevant brillamment le (lourd !) défi de faire encore mieux et encore plus fort; avec ce troisième et ultime (?) épisode, plus palpitant, plus rythmé, plus sombre aussi. Parce que comme ses prédécesseurs, Toy Story 3 est un film haut en couleurs, surprises et autres rebondissements; même si, au final, l'émotion et la nostalgie l'emportent doucement sur l'humour et la parodie (les gags et clins d'œil sont encore nombreux, cela dit, et ce pour notre plus grand plaisir). Parce que si l'animation est comme de coutume éblouissante, c'est à nouveau le scénario qui - encore une fois ici - prime sur tout le reste, alliant intelligence du propos, richesse de la réflexion qui s'ensuit et fantaisie des personnages. Parce que le début - magique - illustre avec poésie et tendresse ce qui peut se passer dans la tête et dans l'imagination d'un enfant lorsqu'il s'amuse avec ses jouets, tandis que le dénouement - à la fois déchirant et lumineux - résonne comme un adieu renversant au monde de l'enfance et de ses rêves. Parce que la saga Toy Story gagne ici en épaisseur, en maturité, en sagesse et en intensité; à mesure qu'elle s'achève de la plus admirable et de la plus bouleversante des manières, sous la forme d'une apothéose extraordinaire et inoubliable. Parce que je suis allée voir ce film par simple et pure curiosité, sans spécialement en attendre quelque chose, et je me suis finalement pris une vraie claque; en même temps que j'ai découvert là ce qui restera assurément comme mon gros coup de cœur ciné de 2010. Parce qu'à travers l'histoire attachante et attendrissante de ces jouets qui veulent vieillir ensemble, Pixar signe son meilleur film depuis Ratatouille. Et nous offre THE chef-d'œuvre de l'année 2010. Un chef-d'œuvre dont la valeur universelle et intemporelle, et, par dessus tout, la puissance émotionnelle rarissime (surtout pour un dessin animé, je tiens encore à le souligner) perdureront encore longtemps dans les mémoires de tous ceux qui ont gardé leur âme et leurs yeux d'enfants... ou sont simplement restés de grands enfants. Oui, nul doute que cette universalité, cette intemporalité et cette sensibilité à fleur de peau qui émanent de Toy Story 3 traverseront les âges et perdureront longtemps dans les esprits et dans les cœurs. Vers l'infini... et bien au-delà.

Pour plus de détails, lire ma chronique > ICI

2) FANTASTIC MR. FOX de WES ANDERSON

Parce qu'à l'heure où la grande majorité des films d'animation sont réalisés en images de synthèse, Fantastic Mr. Fox a l'audace et surtout le culot de renouer avec les dessins animés dits à l'ancienne, utilisant savamment un mode d'animation traditionnel qui - loin d'être un défaut ou une faiblesse - constitue au contraire un atout intelligent, qui en outre, confère à ce film singulier un charme délicieusement rétro et désuet, hors du temps et de la mode. Parce que l'histoire narre avec tendresse et fantaisie la difficulté de grandir et d'assumer ses responsabilités, tout en dressant le portrait attachant d'un fils maladroit et peu sportif en admiration devant un père rusé et athlétique. Parce que si il se destine d'abord aux enfants, Fantastic Mr. Fox s'adresse aussi bien aux adultes de par sa grande liberté et justesse de ton (un ton souvent proche de la dérision, et qui n'hésite pas, d'ailleurs, à multiplier les clins d'œil et les références, principalement cinématographiques), et de par la manière dont il invite à réfléchir sur le fragile lien qui existe entre la nature, l'animal et l'homme, prônant sans lourdeur un subtil message écologique, plus que jamais d'actualité. Parce que le protagoniste principal - craquant ! - est irrésistible, et l'on se délecte à suivre ses aventures aussi mouvementées que farfelues. Parce que si le héros - justement - est fantastique (!), ce film l'est tout autant, bénéficiant d'un rythme mené tambour battant, rendant le récit flûtement plus passionnant, trépidant et hilarant !...

Pour plus de détails, lire ma chronique > ICI

3) ALICE AU PAYS DES MERVEILLES de TIM BURTON

Parce que Tim Burton revisite avec modernité le mythe d'Alice, lui donnant ici une nouvelle dimension, plus spectaculaire, très épique et très gothique; teintée de noirceur, d'héroïsme et de violence. Parce que les décors - grandioses et impressionnants - nous plongent dans un univers irréel et pas aussi rose qu'il n'y paraît, tour à tour fascinant ou oppressant, peuplé de personnages et créatures pittoresques, mi-lucides mi-cinglés. Parce que l'histoire dresse un amusant et audacieux parallèle entre le monde réel et le monde imaginaire, tout en s'interrogeant sur la frontière qui sépare (ou qui réunit ?...) réalité et rêve. Parce que l'histoire dépeint également la difficulté de grandir, d'assumer ses responsabilités, et, surtout, de garder les pieds sur terre. Parce que dans le rôle du Chapelier Fou, Johnny Depp s'en donne une nouvelle fois à cœur joie dans l'art de la métamorphose physique, et forme avec la jeune Mia Wasikowska (alias Alice) un couple attachant, joliment ambigu et mélancolique. Parce que là aussi, je suis allée voir ce film par simple et pure curiosité, sans rien en attendre, et j'ai finalement été agréablement étonnée par cette relecture - pour le moins atypique - d'un conte légendaire et universel. Une relecture qui peut certes dépayser, dérouter, irriter le spectateur selon ses goûts (moi, j'ai plutôt aimé, même si l'ensemble n'était pas parfait); mais qui, en tout cas, laisse difficilement indifférent. Pour moi, certainement la bonne surprise de l'année 2010.

Pour plus de détails, lire ma chronique > ICI

4) LE ROYAUME DE GA'HOOLE LA LÉGENDE DES GARDIENS de ZACK SNYDER

Parce que le scénario fait preuve d'une noirceur surprenante et inattendue pour un dessin animé, mais qui a par ailleurs le don de faire souffler un vent de nouveauté, d'audace et de singularité sur le cinéma d'animation actuel; tout en apportant à ce film ambitieux un zeste délicat et bienvenu d'héroïc fantasy. Parce que toutes les différentes espèces de chouettes et de hiboux sont magnifiquement représentées, avec un sens inouï du détail et du réalisme. Parce que si l'intrigue est parfois confuse et souffre en outre d'un certain classicisme, l'animation, elle, crève l'écran et nous cloue à notre siège; nous offrant de superbes séquences de ballets et de combats aériens, plus vrais que nature. Parce que les nombreux ralentis accentuent la profondeur des décors et renforcent cette sensation vertigineuse d'envergure donnée par les vols d'oiseaux, permettant aussi d'admirer le travail titanesque effectué sur l'animation, et de contempler ainsi les dessins dans leurs moindres détails. Parce que la scène sous la pluie est juste miraculeuse, d'une beauté à couper le souffle et à hérisser les poils des bras. Parce que si la fin est trop rapidement expédiée, elle semble aussi appeler à une suite, et nous donne du coup envie d'en voir davantage. Parce que, tout simplement, Le Royaume de Ga'Hoole est un chouette (!) film. Hou-hou !...

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5) ARTHUR 3 LA GUERRE DES DEUX MONDES de LUC BESSON

Parce que même sans avoir vu les deux premiers films (en fait, pas totalement vu le premier et pas vu du tout le second), j'ai entre-temps lu les livres et ce avec un plaisir qui m'a immédiatement fait retomber en enfance; et c'est donc par simple et pure curiosité - là encore - que je suis allée voir, sur grand écran, ce chapitre final; que j'ai également découvert avec plaisir. Parce que si l'histoire en elle-même n'a rien de franchement extraordinaire ou novateur, elle a néanmoins l'art - comme je le disais avant - de nous faire immédiatement retomber en enfance, à grands coups d'univers merveilleux et de personnages fantastiques, directement sortis de contes de fées. Parce que l'animation est somptueuse et riche, fourmillant de détails et mêlant habilement dessins et prises de vues réelles. Parce que qui dit Minimoys dit surtout Maxi-effets et Maxi-divertissement !...

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6) TWILIGHT - CHAPITRE 3: HÉSITATION de DAVID SLADE

Parce qu'après avoir découvert, par hasard et dans la foulée, les deux premiers chapitres, je ne pouvais - logiquement (!) - pas manquer ce troisième épisode; plus rythmé que le second mais qui n'atteint cependant pas le charme naïf que possédait le premier (qui, dans mon souvenir, reste à ce jour le meilleur). Parce que si l'histoire a encore tendance à traîner en longueur (ce qui est volontaire, il faut aussi le rappeler... même si là, pour le coup, il faut avouer qu'on commence un peu à tourner en rond, aussi faudrait-il penser à donner un petit coup de fouet pour la suite... car non, ce n'est pas encore fini !!!......), elle a toutefois le mérite de soulever - comme ses prédécesseurs - des questions pertinentes sur l'amour et les sacrifices que l'on peut faire par amour; tout en continuant à nous en apprendre davantage sur le passé des différents personnages. Parce que les effets spéciaux sont plus crédibles que dans les deux premiers films, sans pour autant être transcendants. Parce que si le couple Kristen Stewart/Robert Pattinson est toujours aussi charmant mais un peu terne dans son jeu, c'est surtout Taylor Lautner - en loup-garou torturé et pris au piège de l'amour (!) - qui retient ici l'attention et apporte un soupçon de tension et d'émotion (si, si !...) à une intrigue par ailleurs sans réelle surprise.

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7) L'ÂGE DE RAISON de YANN SAMUELL

Parce que l'histoire - là encore - s'interroge sur le rêve et la réalité, mais aussi sur l'enfance et l'âge adulte, en posant une question essentielle: que deviennent nos rêves d'enfant. Parce que la mise en scène, malgré un style volontairement décalé et parfois confus, regorge de vraies bonnes idées; qui n'ont - certes - pas suffisamment été exploitées mais sont pourtant bien présentes. Parce que si Sophie Marceau en fait un peu trop, c'est avec un plaisir évident que l'on retrouve le trop rare Michel Duchaussoy, dans un rôle empreint de générosité et de sensibilité.

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8) ROBIN DES BOIS de RIDLEY SCOTT

Seulement huitième et dernière place pour le Robin des Bois à la sauce Scottienne. Surprenant, me direz-vous ?... Oui et non, vous répondrai-je !... Tout simplement parce que ce qui aura certainement été ma plus grande attente cinématographique de 2010 se sera finalement révélé être ma plus grande déception de l'année. La faute à un scénario brouillon, confus et totalement tiré par les cheveux, qui se perd dans les fils d'une intrigue alambiquée et de plus en plus compliquée à suivre au fil des minutes; finissant du coup par perdre le spectateur en cours de route. Alors certes, l'idée de départ (qui, je le rappelle, consistait à raconter l'histoire de Robin des Bois avant qu'il ne devienne... Robin des Bois) était particulièrement astucieuse et ne pouvait que séduire. Certes, Ridley Scott connaît parfaitement son métier et sait mettre en valeur son art et son sens du cinéma à grand spectacle, au travers de grandes scènes de combats, épiques, violentes et brutales; dont il a le secret. Certes, Ridley Scott est un passionné du Moyen Âge, et cela se ressent sans peine dans les diverses reconstitutions médiévales, aussi imposantes que somptueuses. Et certes, Russell Crowe - plus ténébreux et plus viril que jamais - se montre tout à fait à l'aise dans le rôle du célèbre brigand de Sherwood, et est entouré de seconds rôles assez convaincants dans l'ensemble. Mais ça ne suffit pas à sauver le scénario (et, du coup, le film...) du naufrage. Dommage. Vraiment dommage.

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JE LES AI LOUPÉS, À MON GRAND REGRET:

Quelques films que j'aurai aimé voir ou que je serai peut-être allée voir par curiosité lors de leur sortie en salles, mais que j'ai malheureusement manqués, faute de chance, de temps... et, pour certains d'entre eux, de projection.

Parmi eux:

Invictus de Clint Eastwood

Nine de Rob Marshall

Remember Me de Allen Coulter

Bébés de Thomas Balmès

Inception de Christopher Nolan

L'Arbre de Julie Bertuccelli

Oncle Boonmee de Apichatpong Weerasethakul

L'apprenti Père Noël de Luc Vinciguerra

......

Entre autres...

       

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TOP 5 DVD/TV:

Parce que le cinéma ne se découvre pas seulement en salles mais aussi grâce à la magie du DVD et de la télévision, voici donc un petit top - par ordre de préférence, évidemment ! - de cinq films (sélectionnés - non sans difficulté, vous vous en doutez ! - parmi tous ceux vus à la télé et en DVD, et qui ont été chroniqués sur ce blog tout au long de l'année 2010) que j'ai pu découvrir sur le petit écran au cours de ces douze mois.

1) LE FILS DU DÉSERT de JOHN FORD (1948)

Parce qu'à travers l'histoire attendrissante de ces trois bandits qui se prennent - malgré eux - d'affection pour un nouveau-né que le destin a placé sur leur chemin, John Ford revisite audacieusement le mythe des Rois Mages en le transposant à l'époque du Far West, signant ici un western atypique et rare, aux allures de conte de Noël. Parce qu'outre ses nombreuses références bibliques et son caractère très religieux (!), Le Fils du Désert se révèle être par dessus tout un hymne vibrant au pardon, à la rédemption et à la foi; doublé d'une réflexion émouvante sur les notions d'amitié, d'amour, de sacrifice et de justice. Parce que les décors et les couleurs, absolument superbes, font du Fils du Désert un très beau livre d'images, naïf et désuet, et dont on déplie les pages avec plaisir et nostalgie. Parce que dans le rôle principal, John Wayne (dont je ne suis pourtant guère fan !) m'a bouleversée de par l'intensité extrême de son jeu, et de par la dimension infiniment humaine (et humaniste, finalement) qu'il réussit à donner à son personnage de hors-la-loi sans foi ni loi; et aussi parce que le fait de le voir avec un bébé sur les bras possède quelque chose à la fois d'inattendu, de drôle et de particulièrement jouissif (avouons-le !...). Parce que ce film nous démontre qu'il faut toujours croire aux miracles... car ils ne se produisent que pour ceux qui y croient. Et parce que comme le dit très justement le proverbe: "Nous parlons des miracles. Le miracle, c'est la foi...".

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2) LA VIE PASSIONNÉE DE VINCENT VAN GOGH de VINCENTE MINNELLI (1956)

Parce qu'au-delà de son caractère biographique (par ailleurs très fidèle à la vie du véritable Van Gogh), La vie passionnée de Vincent Van Gogh est aussi et surtout une réflexion métaphysique sur la peinture et la création artistique, qui, tout en retraçant le destin tourmenté et hors du commun d'un artiste génial, passionné et passionnant; brosse un portrait pertinent de la peinture et de l'art en général. Parce que la grande réussite de La vie passionnée de Vincent Van Gogh est qu'il ne s'adresse pas seulement aux amoureux de peinture et autres experts de toiles de maître, mais à tous, grâce à une mise en scène subtile et remarquable qui s'interroge avec brio sur le sens caché de la peinture, en cherchant à comprendre pourquoi Van Gogh éprouvait-il ce besoin vital de peindre et que cherchait-il, surtout, à exprimer à travers ses pinceaux. Parce que les couleurs, chatoyantes et lumineuses, parviennent à restituer toute la magnificence visuelle des différentes œuvres évoquées dans ce long-métrage, qui, d'ailleurs, semble lui-même avoir été construit comme un tableau. Parce que Kirk Douglas, impérial, se fond dans la peau de Van Gogh avec autant de justesse que d'intensité; livrant une interprétation inoubliable d'un homme à la personnalité complexe et torturée, pour qui la peinture semblait être une évasion en même temps qu'une obsession; face à un Anthony Quinn désabusé sous les traits de Gauguin.

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3) MAX ET LES FERRAILLEURS de CLAUDE SAUTET (1971)

Parce que Max et les ferrailleurs est tout à la fois un film policier, une chronique sociale et un drame psychologico-criminel, teinté de noirceur et d'amertume. Parce que le récit propose une vision acerbe et sans complaisance d'une certaine idée de la loi et de la justice, qui montre de quelle manière un homme peut aller jusqu'au crime par obsession de la loi et de la justice... le summum de l'ironie. Parce que Max et les ferrailleurs dépeint sobrement la relation amoureuse (?) trouble et complexe entre un flic manipulateur et cynique, et une prostituée frustrée par la vie, qui cache sa frustration derrière sa beauté et son sourire. Parce que la tragédie implacable qui va frapper les différents protagonistes de cette intrigue rondement menée et de cette machination soigneusement calculée se ressent dès le début, faisant peu à peu grimper la tension à mesure que l'histoire avance. Parce que dans les rôles principaux, Michel Piccoli et Romy Schneider - tous deux superbes de retenue - se renvoient admirablement la réplique, entourés par des seconds rôles de premier choix.

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4) AZUR ET ASMAR de MICHEL OCELOT (2006)

Parce qu'après Kirikou et la sorcière et Kirikou et les bêtes sauvages, Michel Ocelot poursuit talentueusement son bonhomme de chemin et s'impose petit à petit comme une valeur sûre du cinéma d'animation français, continuant ici de s'interroger sur la différence avec ce resplendissant et très oriental Azur et Asmar, ou l'histoire de deux enfants qui s'aimaient comme des frères, que le destin va brutalement séparer avant de réunir à nouveau, pour une quête dangereuse et merveilleuse au pays des Mille et Une Nuits. Parce qu'il n'est pas uniquement question de différence dans Azur et Asmar, mais aussi et surtout de fraternité, d'amitié, de respect, de partage, d'écoute, de tolérance, de paix, et, par dessus tout, d'amour; entre les gens et entre les peuples. Parce que si l'intrigue peut au premier abord paraître très classique, Michel Ocelot lui donne au contraire une dimension inattendue et singulière, riche de rebondissements passionnants et de trouvailles inventives; qui évite aussi - et avec quel brio ! - le piège de l'émotion facile, grâce à un final stupéfiant et renversant. Parce que l'animation - féerique - fait preuve d'un réalisme sidérant, et d'une originalité dépaysante. Parce que le doublage est plutôt croustillant dans l'ensemble, mention spéciale à Patrick Timsit, hilarant. Et parce que "petit enfant deviendra grand, il franchira les océans...".

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5) PETER PAN de P.J. HOGAN (2003)

Parce que jamais encore avant ce film, l'histoire - universelle et intemporelle - de Peter Pan n'avait été racontée avec autant de magie, de poésie, d'humour, de romantisme, de sensibilité, d'audace, et, surtout, de fidélité par rapport au récit initial. Parce que le réalisateur P.J. Hogan signe là un fantastique film d'aventures, résolument moderne, ambitieux et adorablement naïf; qui conjugue habilement grand spectacle, innocence et invitation au rêve, sans pour autant perdre de vue la complexité, la mélancolie et la cruauté douce-amère véhiculées par le conte éponyme; et de ce fait, se destine aussi bien aux adultes qu'aux enfants. Parce que derrière cette histoire mythique se cache une réflexion plus profonde et plus ambiguë qu'il n'y paraît sur l'enfance, le rêve, la difficulté de grandir et l'âge adulte. Parce que face à un Jason Isaacs furieusement machiavélique sous les traits du perfide capitaine Crochet, le jeunot Jeremy Sumpter se glisse avec assurance, enthousiasme et charme dans le rôle de Peter Pan; conférant à ce personnage de légende une nouvelle jeunesse et une aura inégalée. Parce que les couleurs et les décors, d'une beauté envoûtante, nous transportent dans un autre monde, dans un Pays Imaginaire plus enchanteur que jamais. Parce que les effets spéciaux, grandioses, se mettent - pour une fois - pleinement au service du scénario, ce qui est malheureusement bien trop rare dans les productions récentes. Parce que ce Peter Pan-là est tout à fait le genre de film qui, au final, nous laisse repartir avec les yeux plein d'étoiles et nous donne envie de crier, haut et fort, à la face du monde: "Je veux que les fées existent !". Oui, moi aussi, j'y crois, j'y crois !...

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ILS NOUS ONT QUITTÉS...

Cette rétrospective est aussi l'occasion de rendre un ultime hommage à tous ces illustres artistes disparus au cours de cette année 2010. R.I.P. et merci à eux qui ont su apporter un peu de rêve et de paillettes dans notre quotidien.

 Éric Rohmer (21 mars 1920 - 11 janvier 2010)

 Jean Simmons (31 janvier 1929 - 22 janvier 2010)

 Georges Wilson (16 octobre 1921 - 3 février 2010)

 Dennis Hopper (17 mai 1936 - 29 mai 2010)

 Laurent Terzieff (27 juin 1935 - 2 juillet 2010)

 Bernard Giraudeau (18 juin 1947 - 17 juillet 2010)

 Bruno Cremer (6 octobre 1929 - 7 août 2010)

 Alain Corneau (7 août 1943 - 29 août 2010)

 Claude Chabrol (24 juin 1930 - 12 septembre 2010)

 Arthur Penn (27 septembre 1922 - 28 septembre 2010)

 Tony Curtis (3 juin 1925 - 29 septembre 2010)

 Julien Guiomar (3 mai 1928 - 22 novembre 2010)

 Irvin Kershner (29 août 1923 - 27 novembre 2010)

 Blake Edwards (26 juillet 1922 - 15 décembre 2010)

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Et aussi...

Maxime Leroux (26 mars 1951 - 21 janvier 2010)

Roger Pierre (30 août 1923 - 23 janvier 2010)

Pierre Vaneck (15 avril 1931 - 31 janvier 2010)

Peter Graves (18 mars 1926 - 14 mars 2010)

John Forsythe (29 janvier 1918 - 1 avril 2010)

Gary Coleman (8 février 1968 - 28 mai 2010)

Ginette Garcin (4 janvier 1928 - 10 juin 2010)

Pierre Maguelon (3 septembre 1933 - 10 juillet 2010)

Suso Cecchi d'Amico (21 juillet 1914 - 31 juillet 2010)

Colette Renard (1 novembre 1924 - 6 octobre 2010)

Leslie Nielsen (11 février 1926 - 28 novembre 2010)

Bernard-Pierre Donnadieu (2 juillet 1949 - 27 décembre 2010)

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MES ATTENTES POUR 2011...

Comme sans doute beaucoup de monde, LE film que j'attends le plus en 2011 est sans conteste possible le Tintin de Steven Spielberg, inspiré de l'album LE SECRET DE LA LICORNE, et qui ne devrait pas débarquer sur les écrans français avant le 26 octobre prochain. Tonnerre de Brest, voici une attente qui s'annonce encore longue, très longue !...

Ensuite, ayant littéralement été conquise par le fabuleux TOY STORY 3 (lire ci-dessus), qui m'a - entre guillemets - réconciliée avec Pixar après les deux petites (et je dis bien petites... parce que, malgré tout, ça reste quand même du haut de gamme, même si j'ai été moins convaincue) déceptions que furent pour moi WALL.E et Là-haut, je suis très impatiente et très curieuse de voir la cuvée 2011, Cars 2, prévue pour cet été (même si, là aussi, le premier volet ne m'a pas emballée plus que ça; mais m'a néanmoins laissé, je l'avoue, le souvenir d'un film agréable et original).

Dans un tout autre registre, et ayant déjà vu les trois premiers opus (lire ci-dessus), je pense aussi que j'irai certainement (et logiquement !...) voir la première partie du quatrième et dernier chapitre de la saga fantastico-romantique TWILIGHT, annoncée pour le mois de novembre.

Avant cela, je serai très curieuse (bien qu'assez sceptique... mais comme on dit, il ne faut jamais juger avant d'avoir vu, donc attendons !...) de voir ce que peut donner La Fille du Puisatier revisitée par Daniel Auteuil, et dont la sortie est prévue pour le 27 avril.

Mais pour l'heure, si j'ai raté INVICTUS (lire ci-dessus), j'ai en revanche très envie de découvrir le nouveau Clint Eastwood, Au-delà, en salles à partir du 19 janvier.

Tout simplement, j'espère que 2011 - cinématographiquement parlant - sera encore riche en surprises, frissons, découvertes, émotions, expériences, et, surtout, rêves.

BONNE ANNÉE 2011 À TOUTES ET À TOUS ! ;-)

  



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commentaires

J
Moi j'ai bien aimé les films d'animation
D
Bonjour Kleinhase, l'année 2010 fut en effet assez rude concernant les disparitions. J'aimais beaucoup Giraudeau, Cremer, Chabrol et Corneau. Quelles pertes pour le cinéma français. Bonne journée et bonne année 2011 très en retard.
A
Je n'ai pas vu toute la sélection du Top 10, mais par contre dans ceux que j'ai vu, 3 ne m'ont pas emballé! Le 1er, pour s'assoupir, le film des tristes suceurs de sang dépassés par leur histoire d'amour impossible....Il parait que les midinettes pourront encore pleurer car les aventures vont continuer longtemps...Le 2ème film, aussi pour s'assoupir, c'est la énième aventure de Robinde bois. Un Robin toujours triste, même quand il rit, en plus dans une histoire que lui-même ne comprend pas, et pour cause...Le 3ème , c'est l'Age de raison, bonne histoire mais très embrouillée dans sa mise en scène avec une jolie actrice qui en fait un peu de trop dans la 1ère partie c'est dommage!<br /> Par contre il est vrai que les films d'animation sont très bien faits avec des histoires plus classiques mais plaisantes, agréables, avec toujours ce petit plus qui montre toujours le meilleur de nous-même, les humains bien sûr...
D
J'ai détesté le Alice version Tim Burton :D