Le film suit Soren, une jeune chouette mâle fascinée par les histoires épiques que lui racontait son père sur les Gardiens de Ga'Hoole, une bande de mythiques guerriers ailés qui avait mené une grande bataille pour sauver la communauté des chouettes des Sangs Purs.
L'enfance de la chouette Soren est bercée par les récits épiques que son père lui conte à la tombée de la nuit. En dépit de son jeune âge, le vaillant oiseau rêve déjà de se joindre à ses héros favoris, les Gardiens de Ga'Hoole, ces guerriers ailés qui sauvèrent le Royaume des Chouettes de l'emprise maléfique des Sangs Purs. Kludd, son frère aîné, se moque de Soren et n'aspire pour sa part qu'à chasser, voler, s'attirer les bonnes grâces de son père et ainsi évincer son cadet. Sa jalousie aura des conséquences dramatiques: un jour, les deux frères tombent de leur arbre, faute de savoir suffisamment voler, et sont kidnappés par les Sangs Purs. Soren va alors révéler toute l'étendue de sa bravoure en s'évadant en compagnie de Gylfie, une jeune chouette femelle. C'est le début d'une grande et merveilleuse - mais aussi dangereuse - aventure à travers les mers, à la recherche des légendaires Gardiens de Ga'Hoole...
Avis:
Ma découverte hasardeuse, il y a quelques mois, de la bande-annonce qui vous est présentée en bas de page (bande-annonce ô combien superbe, qui m'aura personnellement donné des frissons dans le dos... c'est dire !) explique en grande partie la curiosité et l'envie qui m'ont poussée à aller voir LE ROYAUME DE GA'HOOLE LA LÉGENDE DES GARDIENS (LEGEND OF THE GUARDIANS THE OWLS OF GA'HOOLE, pour le titre original), en salles depuis quelques jours. Signé Zack Snyder (le réalisateur de 300, entre autres), ce film d'animation spécialement conçu pour la 3D (je n'ai pas eu la chance de le voir sous cette forme, malheureusement... la poisse des vieux cinoches de quartier !) s'inspire d'une série de livres pour enfants, uvre de l'écrivaine Kathryn Lasky. Il me paraît toutefois important de préciser que ce film - malgré le fait que ce soit un dessin animé et contrairement à ce que peut laisser penser la bande-annonce, justement - ne s'adresse pas vraiment (à mon humble avis...) aux enfants (lesquels pourraient être impressionnés, voire effrayés pour les plus jeunes, par sa surprenante - mais néanmoins bienvenue - noirceur),
mais plutôt aux adolescents, pré-adultes et même adultes tout court (!). LE ROYAUME DE GA'HOOLE se situe à mi-chemin entre le traditionnel conte initiatique d'apprentissage, où le héros découvre le monde et les autres autant qu'il se découvre lui-même, et le récit - plus sombre - d'héroïc fantasy, où la noirceur est sublimée et sert l'histoire autant que l'histoire la sert. Concernant l'histoire d'ailleurs, elle se révèle passionnante et particulièrement palpitante (malgré certains détails parfois confus, quelques petites longueurs de-ci de-là et une fin trop rapidement expédiée à mon goût mais qui semble appeler à une suite), même si on peut lui reprocher un léger manque d'originalité; puisqu'il est encore une fois question ici de l'éternelle et interminable lutte entre le bien et le mal, doublée d'un message sur le courage, l'honneur, la confiance en soi, la fraternité, la foi, l'importance du rêve, et, surtout, le dépassement de soi. Une histoire plutôt classique en somme, mais qui est racontée avec un savoir-faire indéniable et bénéficie en outre d'une réalisation fougueuse et virtuose; nous transportant ainsi dans un univers merveilleux et magique, où les mythes et les légendes perdurent à travers les siècles. En fait, le véritable tour de force opéré par LE ROYAUME DE GA'HOOLE réside dans son animation, saisissante de réalisme et d'une beauté à couper le souffle. Jamais encore un film d'animation n'était allé aussi loin dans le soin - littéralement scrupuleux - apporté aux dessins, inouïs de détails et d'une richesse visuelle pour le moins éblouissante. Si les décors sont féeriques, ce sont surtout tous les personnages d'oiseaux qui marquent l'il du spectateur, toutes les différentes espèces de chouettes et de hiboux étant ici admirablement représentées, avec une précision véritablement exceptionnelle; ce qui est assez rare pour être souligné. Qui dit oiseaux dit forcément vols d'oiseaux, et LE ROYAUME DE GA'HOOLE a parfaitement su tirer profit de cela, nous offrant de prodigieuses et spectaculaires séquences de ballets et de combats aériens, où les rapaces sont amenés à survoler de majestueux paysages, de façon plus vraie que nature. Les nombreux ralentis, marque de fabrique de Zack Snyder (!), pourront peut-être en agacer certains mais force est de reconnaître qu'ils sont globalement très réussis et donnent l'occasion de contempler pleinement, dans toute sa splendeur et sa grandeur, le formidable travail effectué sur l'animation; tout en permettant également au réalisateur d'apposer et de personnaliser au maximum son empreinte. Un bémol, en revanche: les scènes de combats sont tellement rapides que l'on finit un peu par s'y perdre, ne sachant plus trop qui se bat contre qui. Mais ce n'est heureusement qu'un détail, d'autant que deux scènes que l'on croirait touchées par la grâce émergent de ce film et déchirent tout sur leur passage: la scène sous la pluie, juste sublime, sans aucun doute la plus belle séquence jamais créée dans un dessin animé; et celle où Soren traverse le feu, monumentale et épique à souhait. Ajoutons à tout cela un doublage plutôt convaincant, une musique au top et un amusant court-métrage faisant office de savoureuse mise en bouche, et l'on obtient ce chouette (jeu de mots facile, je sais !...) dessin animé. Un dessin animé qui, en tout cas, a le mérite d'avoir de la gueule... ou plutôt, devrai-je dire, du bec (!).

Si l'on pourra regretter un humour parfois trop enfantin (notamment au début), une action qui s'enchaîne quelquefois tellement rapidement que l'on a par moments l'impression qu'il n'y a pas vraiment de fil conducteur, et une introduction un peu laborieuse, LE ROYAUME DE GA'HOOLE prend peu à peu son envol et atteint dès lors des sommets inattendus, comblant nos attentes au-delà de toute espérance; la quintessence quasi miraculeuse de l'animation faisant très vite oublier les légères maladresses de l'ensemble. Plus de doute possible, LE ROYAUME DE GA'HOOLE s'impose donc, incontestablement, comme l'un des films d'animation les plus audacieux et les plus aboutis de cette année 2010. Bref, voici une uvre qui vole haut dans le ciel cinématographique. Très haut. À quand la suite ?...


Désormais infiltré parmi les hommes, Maltazard le Maudit entend former une armée de séides (le nom de ses sbires) géants pour dominer la Terre. C'est sans compter sur Arthur - qui va devoir retrouver sa taille humaine pour faire des étincelles -, Sélénia et Bétamèche. Quand Maltazard attaque, les Minimoys contre-attaquent !...
Donc, disai-je (!), j'ai lu l'intégralité de cette saga, et ceci avec un plaisir sans pareil, qui m'a immédiatement fait retomber en enfance. Et c'est ainsi, en ayant encore en mémoire le souvenir de cette lecture si agréable et si rafraîchissante, que je me suis finalement décidée - après moult hésitation ! - à aller voir, sur grand écran, ce chapitre final, ARTHUR 3 LA GUERRE DES DEUX MONDES, inspiré du livre éponyme. Tout d'abord, la première chose qui saute tout de suite aux yeux en découvrant ce long-métrage, c'est qu'il fait preuve d'une très grande fidélité scénaristique, le gros du bouquin et de son intrigue ayant été respectés à la lettre, jusque dans les moindres dialogues; et ce malgré le fait que quelques détails aient été éludés (normal, c'est impossible de mettre tout un livre dans un film de 90 minutes !). Bref, niveau scénario, rien à redire, l'adaptation - d'un point de vue global - est plus que fidèle au livre (peut-être même trop fidèle, certaines séquences supportant plus ou moins bien la transposition sur un grand écran... je pense notamment à ce gag de la fourmi géante, hilarant dans le bouquin, mais beaucoup moins amusant dans le film... les plus jeunes spectateurs ne devraient toutefois avoir aucun mal à se prendre au jeu, tant les trucages sont, par ailleurs, remarquablement bien faits). Débordante d'énergie et d'efficacité, la mise en scène multiplie les morceaux de bravoure (parmi les scènes les plus impressionnantes, on retiendra notamment en mémoire cette incroyable course-poursuite/bagarre dans le train électrique, ainsi que l'attaque des moustiques géants sur la ville) et enchaîne les rebondissements sans laisser le moindre répit aux héros (et au spectateur !), à tel point qu'on a parfois l'impression que les séquences se succèdent sans qu'il y ait de véritable fil conducteur. Par ailleurs, la mise en scène alterne habilement animation et prises de vues réelles, avec un réalisme pour le moins frappant. En parlant de l'animation justement, il faut reconnaître qu'elle est une vraie mine d'or pour les yeux du spectateur, alliant à la fois perfection technique, sens inné du détail et, par dessus tout, magnificence visuelle (ah, cette scène de la ruche... rien que pour cette scène, ARTHUR 3 vaut d'être vu sur grand écran !...). Le doublage - pour ce qui est de l'animation - est en outre de qualité, entre 
Si quelques maladresses et faiblesses perdurent ici et là, et si on peut regretter une fin un peu trop rapide (pour ne pas dire brusque); ARTHUR 3 n'en reste pas moins, malgré tout, un divertissement honorable et attachant, qui se déguste avec un réel plaisir. À noter d'ailleurs que si ce troisième opus marque la fin (?) sur grand écran des aventures d'Arthur et ses comparses, le jeune héros devrait toutefois avoir encore de beaux jours devant lui, le récit de ses exploits faisant bientôt l'objet d'une adaptation en dessin animé, destinée à la télévision... à voir (en principe) en 2012, sur France 3. En attendant, cette GUERRE DES DEUX MONDES devrait aisément faire le bonheur des petits... et des grands enfants (!). Quant aux anti-Arthur et autres anti-Besson, qu'ils passent leur chemin, au lieu de s'évertuer stupidement et inutilement à cracher sur un film avant même de l'avoir vu...

Dans le Chicago des années 30, un agent fédéral forme une équipe de flics intègres pour mettre hors d'état de nuire l'organisation du gangster Al Capone.
et s'imposer, en même temps, comme une référence majeure du polar et un classique incontournable du cinéma des années 80 (période ô combien prolifique pour le 7e Art !). Vingt-trois ans plus tard, force est de constater que LES INCORRUPTIBLES n'a pas pris la moindre ride et aurait même plutôt tendance à faire partie de ces films dits intemporels, qui ne vieillissent pas mais au contraire, se bonifient encore et encore à mesure que le temps passe. Comme un bon vin, en somme (seule différence, c'est que ce vin-là peut se consommer sans modération !). Si le scénario est bien sûr toujours identique à celui de la série, Brian De Palma s'en éloigne toutefois nettement, conférant à ses INCORRUPTIBLES un ton très personnel, très enlevé, très rétro. Un ton qui se rapproche finalement beaucoup de celui d'un bon vieux film noir des années 30. Un ton qui se révèle aussi très violent, très spectaculaire, et donc très efficace. Explosive comme un bâton de dynamite, la mise en scène du cinéaste multiplie les morceaux de bravoure et les séquences d'anthologie (à l'image de cette inoubliable scène du landau, clin d'il direct et virtuose au film
Interprétation au sommet, rebondissements en cascade, réalisation magistrale, rythme soutenu, reconstitutions criantes de vérité, bande originale de légende: tous les ingrédients ont été réunis pour faire de ces INCORRUPTIBLES un must absolu du film policier moderne et une somptueuse saga à la gloire d'Eliot Ness et des siens; doublée d'une réflexion passionnante sur la corruption, la violence et la justice. Un bémol, cependant: dommage que dans la version française, Kevin Costner soit affublé d'une voix horrible, qui dénature complètement son jeu et gâche quelque peu le plaisir du spectateur. C'est d'autant plus frustrant et rageant que le doublage est, par ailleurs, de qualité...



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Avec Fernandel dans La cuisine au beurre (1963)
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"Chère moi-même, aujourd'hui j'ai 7 ans et je t'écris cette lettre pour t'aider à te souvenir des promesses que je fais à l'âge de raison, et aussi te rappeler ce que je veux devenir...". Ainsi commence la lettre que Margaret, femme d'affaires accomplie, reçoit le jour de ses 40 ans.
Yann Samuell signe une fable des temps modernes, au ton résolument personnel et enlevé; mais malheureusement pas aussi aboutie et pas aussi surprenante qu'on aurait pu l'espérer. À vouloir trop en dire en seulement 90 minutes, le cinéaste se perd dans les clichés et les dialogues parfois moralisateurs, faisant tomber le film dans une émotion qui a plutôt tendance, hélas, à flirter avec le larmoyant facile et les bons sentiments. De fait, l'intrigue, pourtant intéressante au départ, perd un peu en crédibilité et en sensibilité; d'autant que plusieurs détails peu approfondis sont expédiés beaucoup trop rapidement et que certains personnages frôlent la caricature, ce qui est quelque peu regrettable. Le style de la mise en scène, volontairement décalé, risquera peut-être aussi de rebuter certains spectateurs, habitués à une réalisation disons plus "classique". L'ensemble renferme néanmoins de beaux morceaux de pure poésie et de tendresse, et la musique est assez sympa, bien qu'un peu assourdissante par moments. Dans le rôle titre, la rayonnante 
